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Opération Fingers Out ou #11Days

Ces derniers jours, j’ai participé à un challenge un peu particulier : l’Opération Fingers Out. Présentation d’un coup de pouce créatif vraiment intéressant !

L’Opération Fingers Out, c’est d’abord #11Days

Lancé par le Youtubeur PV Nova, l’Opération Fingers Out consiste à… se sortir les doigts, comme son nom l’indique. Autrement dit, à arrêter de procrastiner ou à remettre au lendemain et créer !

Son objectif à lui ? Créer une chanson par jour pendant 11 jours, en se basant sur des thèmes tirés au sort chaque matin. Parce qu’il musicien, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore sa chaine Youtube (je vous invite vraiment à aller la voir parce que ça vaut le détour !).

Mais pourquoi, me direz-vous ? Il est maso ? Il s’ennuie ? En fait, l’an dernier, pour les 10 ans de sa chaine, PV Nova avait décidé de se lancer dans un défi un peu fou : créer 1 chanson par jour pendant 10 jours. Challenge relevé avec brio. Il décide donc de remettre les couverts cette année (oui, bon, il est peut-être un peu maso, effectivement…). Cette fois, ce sera 1 chanson par jour pendant 11 jours. Le défi s’appelle donc #11Days.

Du coup, l’Opération Fingers Out, quésako ?

Parallèlement, PV Nova lance l’Opération Fingers Out, qui prend d’abord la forme d’un groupe Facebook. Dans une vidéo, il invite les artistes, amateurs ou professionnels, qui le souhaitent, à essayer de se lancer également dans ce petit défi. Rien à gagner sinon la joie d’avoir réussi à venir à bout d’au moins une des journées de ce défi : celle du 31 mars 2018.

Du coup, comme beaucoup d’autres gens (musiciens, chanteurs, danseurs, mais aussi plasticiens donc), je décide de me lancer dans cette petite aventure… Sauf que je décide de venir à bout des 11 jours et non pas seulement du 31 mars (oui, bon, je suis peut-être un peu maso aussi, du coup…). Sortent ainsi 11 dessins que j’ai posté sur Instagram, Twitter et Facebook comme pour le Inktober que vous aviez peut-être suivi aussi.

Pour la petite histoire, j’ai bien réussi à réaliser 11 dessins mais j’ai été contrainte de prendre une petite pause au milieu de la semaine, donc j’ai mis un peu plus de 11 jours, finalement. Mais bon ! Le principal est d’être allé au bout du défi que je m’étais fixé !

Là-dessus (comme je suis VRAIMENT un peu maso), je m’ajoute une petite contrainte personnelle, en plus de celles piochées par PV Nova : je veux travailler sur le thème du cirque. A chaque fois, mes dessins ont donc un lien avec ce thème.

Les 11 dessins :

Du coup, pour ceux qui n’auraient pas suivi, pas été au courant ou qui voudraient simplement retrouver les dessins que j’ai réalisé au cours de ce petit challenge, les voici :

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous pour me dire lequel de mes dessins vous préférez !

(Ils sont numérotés pour vous aider à vous y retrouver ;) Par exemple, le nounours, c’est le jour 9, donc le 9ème dessin !)

La Tram’ du temps : Une machine à remonter dans le temps à Nantes

Fin mai, mon amoureux et moi avons passé quelques jours à Nantes, loin des soucis quotidiens.
Il y aurait tant à dire ! (J’ai enfin vu les Machines de L’île de Nantes !!!! #Jai8Ans #CestNoël)
Mais j’ai choisi de vous parler de l’étonnante exposition ponctuant les arrêts de tram de la ville jusqu’au 31 août. Un beau projet d’art public urbain, à la fois éducatif et artistique, mêlant sciences et histoire de façon ludique. Bref, plein de sciences humaines mêlées au cœur d’une installation artistique, tout ce que j’aime !

Un des arrêts de tram de la ville de Nantes. Chaque arrêt est un retour en arrière dans le temps, jusqu’à l’apparition de la vie sur terre. Non seulement, l’arrêt prend les couleurs de époque qu’elle illustre (ici, vous vous en doutez, nous étions à l’époque des dinosaures) mais, en plus, on peut entendre la date à laquelle on va s’arrêter quand nous sommes dans les trams ou les bus qui desservent l’arrêt. Très bonne idée pour se cultiver sans s’en rendre compte, de façon ludique et sans avoir besoin de trouver le temps d’aller au musée. En plus, le résultat visuel dépote ! Et ça, nous le devons à l’artiste @delphinevaute. Plus d’informations dans un nouvel article sur mon blog, Studinano (www.studinano.com) bientôt ! #Nantes #France #travelgram #holidays #art #trip #voyage #travel #vacances #skeleton #fossil #tram #travelpics #street #streetart #museum #musée #HistoireNaturelle #NaturalHistory #fossile

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Une machine à remonter le temps au cœur de la cité des Ducs de Bretagne

C’est l’image de ce tricératops, dont j’ai croisé le regard à un arrêt de tramway de la ville de Nantes qui a d’abord attisé ma curiosité. J’ai d’abord pensé que c’était un joli décor pour un arrêt de tram. Mais c’est en m’approchant que j’ai compris de quoi il s’agissait vraiment : une installation culturelle sur la préhistoire (au sens large) ponctuant les différents arrêts de tram de la ville.

Tombée sous le charme de ce tricératops, je l’ai photographié en me promettant de vous parler de lui (voir ci-dessus) et l’on peut même apercevoir un bout de l’ancienne usine LU derrière lui.

Bref, au cours de notre séjour à Nantes, mon amoureux et moi avons pris plusieurs fois le tram et le bus. C’est ainsi que nous avons découvert que, non seulement, l’installation prenait place aux arrêts du tram mais aussi dans les transports eux-mêmes : à chaque arrêt de la ligne, un message sonore nous indiquait où nous arrivions ainsi que l’époque à laquelle nous étions censés débarquer, -240 millions d’années, -180 millions d’années,… Jusqu’au présent et même le futur.

Illustration de Delphine Vaute pour La Tram' du temps.
Illustration de Delphine Vaute pour La Tram’ du temps.
Carte de l'installation La Tram' du temps, montrant les différents arrêt du tram ainsi que l'époque où ils nous permettent de nous "arrêter".
Carte de l’installation La Tram’ du temps, montrant les différents arrêt du tram ainsi que l’époque où ils nous permettent de nous “arrêter”.

Quand le tram devient la trame

L’initiateur du projet est Maxime Labat, membre de l’association Le Labo des savoirs. Quant aux magnifiques dessins qui ponctuent la “visite”, nous les devons à Delphine Vaute.

Ce projet artistique et culturel a été intitulé La Tram’ du temps. Jeu de mot entre les mots “tramway” et “trame” qui évoque le fil rouge que trace l’exposition dans la ville de Nantes.

On parle de voyage dans le temps et vous pensiez que je n'allais pas faire un clin d'oeil à Doctor Who quelque part dans cet article ? Allons(-y) !
On parle de voyage dans le temps et vous pensiez que je n’allais pas faire un clin d’oeil à Doctor Who quelque part dans cet article ? Allons(-y) !

C’est effectivement un voyage dans le temps qui nous est proposé, à travers lequel nous partons à la découverte de périodes très lointaines de la vie de notre planète. Trias, Crétacé… Des périodes qui ont parfois duré plus longtemps que la nôtre (l’Anthropocène) et que nous connaissons pourtant mal, le plus souvent. La ligne de tramway devient une frise chronologique sur laquelle on est invités à voyager.

“Si vous mettiez l’histoire de la vie sur Terre à l’échelle de la ville de Nantes – même pas depuis son apparition il y a plus de 3,5 milliards d’années, disons… depuis l’explosion de la vie au cambrien, il y a 540 millions d’années – , on pourrait partir de la Gare Maritime, à l’ouest côté mer, jusqu’à la Gare SNCF côté est, vers les terres. A chaque pas, vous parcourriez 200 000 ans.

A ce rythme vous pourrez marcher une bonne demi heure, 2 700m pour parcourir 540 millions d’années.

Rendez-vous compte du gigantisme de l’histoire de la vie sur Terre. Rendez-vous compte du temps qu’il a fallu à la lente dérive génétique des populations végétales et animales pour nous léguer la diversité fascinante de la biosphère actuelle.

Pour ne pas se faire peur, nous jetons tout cela sous un voile pudique, sous un mot : « Préhistoire ».
Si nous pouvions remonter le temps, nous verrions à quelle point la terre a changé. La carte du monde, le climat, les paysages, la composition de l’aire, la Terre a connu 1000 vies.”

Source : Le Labo des savoirs, “La Tram’ du temps #1 : tour du monde en 540 millions d’années”

La médiathèque Jacques Demy (où sont visibles les dessins originaux de Delphine Vaute, gratuitement), la Manufacture / Maison Fumetti et le Muséum d’Histoire Naturelle sont partenaires du projet. Ces différents lieux donnent aussi à voir des parties de l’exposition, en lien avec La Tram’ du temps. Sur ces trois lieux, mon amoureux et moi avons visité le Muséum d’Histoire Naturelle. Vous pouvez retrouver quelques photos de notre visite sur mon compte Instagram :

A quoi ça sert ? Est-ce vraiment utile ?

Quand la vulgarisation scientifique descend jusque dans la rue, dans des lieux que nous fréquentons chaque jour, on peut espérer qu’elle touche un public plus large que lorsqu’elle reste confinée dans les musées et autres lieux d’exposition.
Toutefois, on peut légitimement se demander si cela fonctionne vraiment. L’exposition aurait-elle attiré mon regard si j’étais une habituée de Nantes ? Ou si je n’avais pas une formation artistique ? De fait, nombre d’œuvres d’art public urbain sont parfaitement invisibles aux yeux du public. Qui parmi vous n’est jamais passé aux pieds d’une sculpture sans même la voir ? C’est ce qui fait parfois dire aux mauvaises langues que les monuments publics et autres expositions de ce genre sont inutiles, de l’argent jeté par les fenêtres… (En général, comme Léodagan, je réponds “merde”, ça colle à peu près avec tout… et aussi à ce type de mauvaises langues. Après, c’est vous qui voyez.)

On pourrait disserter des heures sur le sujet. Allez savoir si ça ne fera pas un jour l’objet d’un article sur Studinano… Pour l’instant, revenons-en à nos moutons.

Dans le cas de La Tram’ du temps, l’idée d’avoir vraiment intégré l’exposition aux transports de la ville est, selon moi, ce qui fait qu’elle a toutes les chances de fonctionner (comprenez d’être visible d’un maximum de personnes, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le but recherché par une œuvre d’art public). En effet, ce qui a d’abord attiré notre attention de touristes, c’est que chaque fois que nous descendions près d’un arrêt de tram (que ce soit en bus ou en tram), les indications sonores nous donnaient non seulement le nom de notre arrêt mais aussi une mystérieuse indication temporelle comme, par exemple “-440 millions d’années”. De quoi nous intriguer.

Néanmoins, l’art public urbain n’a pas vocation à vous contraindre (la plupart du temps, car il existe toujours des exceptions, bien entendu). Vous avez autant la liberté d’ignorer l’exposition que d’y prêter attention. L’idée n’est pas de déranger vos habitudes ou votre rapport à l’espace public mais de vous amener à poser un regard différent sur ce qui vous entoure. En l’occurrence, La Tram’ du temps vous invite à imaginer à quoi pouvait ressembler le territoire de Nantes à des époques extrêmement lointaines, très différentes de la nôtre.  Ainsi, le tramway se transforme en machine à voyager dans le temps et nourrit votre imaginaire autant que votre culture.

Illustration de Delphine Vaute pour La Tram' du temps.
Illustration de Delphine Vaute pour La Tram’ du temps.

Et pour prolonger la tram’ ?

Heureusement, nous vivons une époque où, non seulement, nous pouvons apprendre des choses en prenant le tram mais aussi, quand notre ville n’a pas d’aussi bonnes idées, en quelques clics sur internet.

Léo Grasset, créateur de la chaine Dirty Biology, est titulaire d'une licence en biologie des organismes et écosystèmes, d'un master en biologie évolutive et d'un diplôme d'études supérieures universitaires (DESU). Parce que vulgarisation scientifique ne rime pas avec méconnaissance, bien au contraire !
Léo Grasset, créateur de la chaine Dirty Biology, est titulaire d’une licence en biologie des organismes et écosystèmes, d’un master en biologie évolutive et d’un diplôme d’études supérieures universitaires (DESU). Parce que vulgarisation scientifique ne rime pas avec méconnaissance, bien au contraire !

En effet, des chaines de vulgarisation scientifique, il en existe des tas sur Youtube ! Pour rester dans le thème, si vous souhaitez en apprendre davantage sur la biologie en général, je vous conseille de vous rendre sur la chaine de Dirty Biology.   Vous y apprendrez notamment que vous feriez de bien beaux enfants avec vos cousins ou à quoi sert un pénis dans le règne animal. Stupide, vous pensez ? Ne vous fiez pas aux apparences et vous apprendrez des tas de choses tout en vous marrant bien.

Pour conclure, la seule ombre au tableau dans tout cela est que vous ne pourrez voir La Tram’ du temps que jusqu’au 31 août. En effet, l’exposition est éphémère. Et ça, c’est quand même bien dommage.


Cet article vous a plu ? (Ou non ?) N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous pour me le faire savoir !


Sources :
Page Facebook du projet La Tram’ du temps
La Tram’ du temps sur le site Le Voyage à Nantes
Le Labo des savoirs
Site officiel de Delphine Vaute
Article France 3 Région sur La Tram’ du temps
Page Wikipédia sur Léo Grasset

500 ans de portraits de femmes dans l’art occidental


Visionner sur Youtube | Version HD sur Vimeo

Ca n’est pas la première fois que je vous parle d’une vidéo mettant en scène de nombreuses grandes œuvres de l’art occidental de façon originale. C’était déjà le cas dans l’article où je vous parlais de peintures de grands maîtres qui semblaient prendre vie.

Un peu plus ancienne (2007), la vidéo que je tiens à vous présenter aujourd’hui n’en est pas moins surprenante et tout à fait fascinante à regarder. Elle met en scène uniquement des portraits de femmes. Cinq cents, pour être exacte. Qui datent de la seconde moitié du XIIe siècle à 1946.

A travers un procédé de morphing, les visages se succèdent avec une fluidité étonnante. On se rend alors compte de la ressemblance entre certains visages, mais aussi de l’évolution des modes et, par conséquent, des critères de beauté. La belle femme du Moyen-Age n’est pas celle de la Renaissance qui n’est pas celle du début du XXe siècle. Et pourtant, à les voir ainsi se succéder, tous ces portraits ont quelque chose d’ensorcelant ; ces femmes, malgré leurs différences qui ne sont finalement que détails, ne semblent finalement former qu’une seule et même entité. Comme un modèle immuable, une muse éternelle. La Femme avec un fuckin’ grand F. (évitez de répéter plusieurs fois de suite cette phrase à haute voix)

Loin de moi l’idée de faire de cet article un plaidoyer en faveur de la féminité et plus encore de bercer dans le féminisme (pas trop mon genre, je dois bien l’admettre) mais c’est pourtant bien la Femme, qui qu’elle soit, quels que soient ses défauts ou ses qualités, ses origines, son rang,… dont cette vidéo trace le portrait, à mon sens.

Je tenais seulement à exprimer ici à quel point je trouve assez remarquable de voir comme ces oeuvres se dressent au-dessus de leurs particularités (qui font également leur beauté propre !) pour ne former plus qu’une. Cette vidéo est finalement une œuvre, elle aussi, en réussissant à mettre ainsi bout à bout toutes ces peintures.

Une oeuvre qui est celle de Philip Scott Johnson (dont vous pouvez découvrir d’autres vidéos sur Youtube, notamment) qui a usé du logiciel Abrosoft Fantamorph pour parvenir à ses fins.

Vous pourrez trouver ici la liste de l’ensemble des oeuvres apparaissant dans la vidéo : http://www.maysstuff.com/womenid.htm
Voici aussi celles que je préfère :

Happy Halloween !

Halloween
Un joli pot en forme de citrouille contenant des Kalanchoe rouges et mon dernier dessin en date posé sur mes chers crayons Faber Castell. Halloween s’invite chez Studinano !

 

Joyeux Halloween à tous !
Des bonbons ou un sort ! Trick or treat ! Et tout le patatra !

Voyez-vous, je n’ai jamais vraiment fêté Halloween. Mais je suis toujours amusée de voir les déguisements que certains peuvent arborer. Certains sont vraiment des professionnels ! Leurs costumes deviennent des oeuvres d’art, de body art plus exactement.

Il faut dire qu’avec la propagation du cosplay et des conventions diverses et variées qui vont avec (Comic Con, Japan Expo, etc.), l’art du costume ne cesse de se perfectionner.

Body Art: L’art corporel, en anglais body art, est un ensemble de pratiques artistiques effectuées sur et/ou avec le corps.

D’ailleurs, certains et certaines parviennent à faire parler d’eux grâce à leur talent pour le grimage ! Par exemple, Dope2111 qui, grâce à ses transformations postées régulièrement sur Youtube, fait de plus en plus parler d’elle.
Elle tente tout ! Y compris ce qui nous semble à première vue impossible. Par exemple ? Iron Man version Robert Downey Jr., Angelina Jolie, Adèle, les princesses Disney (Pocahontas, Mulan, Belle, Cendrillon, Esmeralda etc), mais aussi Harley Quinn, la célèbre copine du Joker, Edward aux mains d’argent, Sally, la copine de Jack Skellington dans L’Etrange Noël de Monsieur Jack de Tim Burton… etc, etc, etc.

Certaines de ses vidéos ont dépassé depuis longtemps le million de vues. Et c’est en partie grâce à sa transformation en Joconde de De Vinci que la demoiselle a commencé à faire parler d’elle dans les médias français.

 

Les princesses Disney par Dope2111
Les princesses Disney par Dope2111
La princesse Pocahontas de Disney par Dope2111
La princesse Pocahontas de Disney par Dope2111

Source: http://www.paperblog.fr/6801368/toi-aussi-transformes-toi-en-princesse-disney/

 

Pour ma part, j’ai préféré faire dans la simplicité pour cet Halloween. Il faut dire que je n’ai pas le talent de dope2111 pour le maquillage… Alors j’ai dessiné o/. Je vous propose de découvrir, ci-dessous ma Sorcière et sa belle citrouille ;)

Comme toujours, cette Faceless Girl (c’est-à-dire un de mes personnages sans visage) spéciale est en vente sous la forme de t-shirts, pulls, sweats et divers accessoires (coques iPhones, iPod, iPad et Samsung Galaxy S, Kindle ou encore Nexus notamment) sur ma boutique Spreadshirt, ici : http://studinano.spreadshirt.fr/
Profitez d’ailleurs d’un code spécial aujourd’hui : SWEET2013 qui vous donnera droit aux frais de port gratuits en ce 31 octobre ;)

 

La Sorcière by Shou'
La Sorcière | The Witch
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Halloween sur Spreadshirt
Halloween s’invite également sur ma boutique Spreadshirt !
T-shirts, pulls, sweats… mais aussi coques iPhone et Galaxy S, Kindle etc !
C’est par ici : http://studinano.spreadshirt.fr/

 

D’ailleurs, en parlant de princesse Disney, voici un petit aperçu des personnages de conte (et notamment inspirés des versions de Disney) que j’ai personnalisés en Faceless Girl. La série de dessins dont ils font partie s’intitule “Who is the Mad Hatter ?” (Qui est le Chapelier Fou ?) et tous ces personnages sont également disponibles à la vente (http://studinano.spreadshirt.fr/).

Le petit chaperon rouge by Shou'
Le Petit Chaperon Rouge | The Red Riding Hood
(Inspiré par la série Once Upon a Time)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Blanche Neige by Shou'
Blanche Neige | Snow White
(inspiré par le dessin animé de Disney)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
La Méchante Reine by Shou'
La Méchante Reine | The Queen
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
La Belle et la Bête by Shou'
La Belle et la Bête | Beauty and the Beast
(inspiré par le dessin animé de Disney)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Not just a princess by Shou'
Not just a princess by Shou’
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Le Chapelier Fou by Shou'
Le Chapelier Fou | The Mad Hatter
(inspiré par le film Alice au pays des Merveilles de Tim Burton)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper

Demain, vous deviendrez des robots.

Je travaille actuellement sur le thème des robots car le sujet de mon mémoire porte sur ce que ces créatures disent de nous, de ce que nous sommes aujourd’hui, de ce dont nous avons envie, de ce qui nous fait rêver (et pas seulement de ce que nous deviendrons peut-être) à travers l’étude d’œuvres de science-fiction contemporaines.

A ce titre, je me retrouve souvent confrontée aux discours transhumanistes qui, je dois bien l’avouer, m’inquiètent.

Le transhumanisme, c’est quoi ?

Raymond C. Kurzweil (plus connu comme Ray Kurzweil) est le plus célèbre transhumaniste actuel. Auteur, ingénieur, chercheur et futurologue américain, il a été embauché par Google comme directeur de l'ingénierie en 2012.
Raymond C. Kurzweil (plus connu comme Ray Kurzweil) est le plus célèbre transhumaniste actuel. Auteur, ingénieur, chercheur et futurologue américain, il a été embauché par Google comme directeur de l’ingénierie en 2012.

Le transhumanisme est un mouvement qui s’est développé dans les années 60 en Californie. Les personnes les plus bavardes et actives de ce mouvement qui se veut à la fois philosophique, politique et sociologique, se trouvent en plein cœur de la Silicon Valley (USA). C’est-à-dire à l’endroit même de la planète où se situent les sièges sociaux des entreprises et groupes les plus puissants au monde à l’heure actuelle (Google, Facebook…).

Il existe là un campus nommé “La Singularité” (des cours y sont donnés, un diplôme peut y être obtenu) qui entretient des liens étroits avec Google notamment, dont le siège se situe à proximité immédiate. Ce campus est le lieu de vie des transhumanistes ou transhumanistes en devenir. Autant dire que la recherche dans ce milieu est largement assurée… et est loin d’être clean à tout point de vue.

Le nom de cette université fait référence à un concept selon lequel l’humanité atteindra un jour un stade de non-retour vis-à-vis des technologies. Un stade surnommé “la singularité technologique”. A ce moment, dans un futur plus ou moins lointain, les technologies deviendront autosuffisantes, se générant, se réparant, se construisant d’elles-mêmes car elles seront créées par des intelligences artificielles (c’est-à-dire d’autres machines). Ces technologies deviendront alors parfaitement incompréhensibles pour les humains que nous sommes aujourd’hui, même les plus intelligents et experts d’entre nous. Tout simplement parce que notre cerveau ne sera plus aussi rapide et efficace que celui des super-ordinateurs de demain, capables de réaliser une infinité de calculs en des temps records. C’est pourquoi les transhumanistes pensent que nous seront forcés de devenir des post-humains” pour nous adapter à ce nouveau monde, plus rapide que nous, et pour ne pas disparaître. Autrement dit, nous serons contraints de devenir des cyborgs : moitié-homme, moitié-machine. Des humains augmentés, améliorés, si vous préférez.

Un scénario catastrophe, digne de Terminator ?

Étant donné qui sont les têtes pensantes supportant ce mouvement, la réponse n’est pas si évidente. C’est d’ailleurs, dans une moindre mesure, ce que j’essaye moi-même de démontrer dans mon travail de recherche… (Je vous rassure, je ne sois pas du côté obscure de la Force… J’ai peur des piqûre alors devenir une post-humaine bourrée de puces électroniques enfoncées sous ma peau, ça m’enchante moyen, vous voyez ?)

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Qui sont vraiment les transhumanistes ?

Comme je vous l’expliquais, ces gens imaginent (à partir de d’hypothèses mathématico-satistico-j’y comprends rien mais ça a l’air sérieux quand même) que, demain, l’espèce humaine disparaîtra au profit d’une autre forme de vie : le post-humain. C’est-à-dire des humains mêlés à la machine. Ou, plus inquiétant encore, des machines mêlées aux humains. C’est-à-dire des cyborgs.

Selon eux, il deviendra une question de survie de faire le choix du transhumanisme. Le choix ne nous sera alors plus laissé de rester nous-mêmes (simplement humains) car, dans la course à la performance, nous serons probablement obligés de subir la mutation. Les raisons à cela seront des plus prosaïques : pour rester performants au travail, par exemple et ne pas être remplacés par une personne bénéficiant d’améliorations plus performantes. Sinon, nous serons laissés sur le bord du chemin de l’évolution, voués à disparaître comme d’autres espèces avant nous.

Cette “secte” inquiétante (enfin, personnellement, je trouve que ça ressemble quand même beaucoup à une secte, vu de l’extérieur), qui se défend d’en être une grâce aux cerveaux qu’elle exhibe (de nombreux scientifiques, bardés de diplômes tous plus impressionnants les uns que les autres), n’imagine pas d’autre route possible pour notre futur. Et étant donné les amis puissants dont elle dispose, il y a fort à parier qu’il nous faudra surveiller ces hurluberlus de près dans les années à venir.

Quel est leur but, actuellement ?

Sur l'affiche du film Transcendance de 2014, on peut lire : "Yesterday Dr. Will Caster was only human" (Hier, le Dr. Will Caster était seulement humain)
Sur l’affiche du film Transcendance de 2014, on peut lire : “Yesterday Dr. Will Caster was only human” (Hier, le Dr. Will Caster était seulement humain)

Parvenir à décrypter les secrets du cerveau afin de pouvoir, d’ici 2025 (selon leur prévision), à transférer le premier cerveau humain dans un ordinateur(pour ceux qui l’ont vu, c’est ce qui se passe dans le film Transcendance avec Johnny Depp.)

Certaines personnes se demandent si l’idée de pouvoir se “connecter” un jour au cerveau de quelqu’un ne servira pas davantage les intérêts de grands groupes comme Google (qui fournit déjà largement de quoi financer la recherche dans ce domaine, comme nous l’avons vu) plutôt que de louables objectifs en matière de sciences et en particulier de médecine. En effet, imaginez quelles seraient les possibilités d’un groupe marchand qui pourrait, tout-à-coup, accéder à vos moindres désirs ? Bien sûr, nous n’en sommes pas encore là. Mais si certains y ont pensé… Le très bon web-documentaire Do not track de Arte expliquait très bien les dangers potentiels que pourraient générer des avancées technologiques de ce genre, entre autres choses tout aussi bonnes à savoir (et ça tombe bien, comme j’en ai fait un article, vous n’avez qu’à cliquer sur le lien pour en savoir plus ;)).

En tout cas, une chose est sûre, pour moi qui essaye de crédibiliser la science-fiction à travers mes recherches, si j’étais transhumaniste, je n’aurais qu’à me baisser et ramasser toutes les miettes que l’on me tend. Malheureusement, je ne le suis pas et si je cherche à démontrer que la science-fiction porte des discours intéressants pour notre société actuelle et son développement futur, ça n’est certainement pas dans la même optique qu’eux.

Sur ce, si vous n’avez rien compris à tout ce que je viens de vous raconter sur le Transhumanisme, la Singularité et tout ce joyeux bordel (et même si vous avez tout compris, d’ailleurs), je vous invite à regarder la très bonne vidéo de Dirty Biology qui se trouve juste ici (vous pouvez aussi regarder toutes les autres vidéos de la chaîne : elles sont bien, elles sont TRÈS bien) :

Alors, seriez-vous prêts à devenir des robots ou vous battrez-vous pour votre humanité, vous qui êtes déjà connectés de toute part ? Dites-moi tout dans les commentaires !