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La Gatebox ou le triomphe de la solitude

Aujourd’hui, nous partons à nouveau pour le pays du Soleil Levant : le Japon ! J’ai envie de vous parler de la Gatebox et des problématiques que soulève cette invention, aussi fascinante qu’inquiétante (#kassdédi #PrivateJoke à mon amoureux de relecteur).

La Gatebox, c’est quoi ?

La Gatebox est un assistant personnel intelligent
Aperçu de la Gatebox.
Aperçu de la Gatebox.
Coucou, je suis Google Home et je suis... une sorte de boite qui parle.
Coucou, je suis Google Home et je suis… une sorte de boite qui parle.

La Gatebox, c’est un peu la version 2.0 de votre Google Home. C’est une de ces petites boites “intelligentes” censées vous aider à gérer votre journée, votre maison, répondre à vos questions (plus ou moins stupides), vous donner l’heure ou la météo… Pour beaucoup d’entre nous, ce sont là des gadgets de haute-technologie complètement inutiles donc parfaitement indispensables ! (Si on en juge, en tout cas, par le succès de Google Home, donc, et le fait qu’Amazon se lance aussi dans la course avec son Alexa.)

Moi, je suis Alexa d'Amazon et je suis... une sorte de boite qui parle aussi.
Moi, je suis Alexa d’Amazon et je suis… une sorte de boite qui parle aussi.

Ces machines sont pourtant bel et bien inutiles, oui, pour 99% d’entre nous… Car tout l’intérêt de ces machines réside dans leurs capacités domotiques (vous savez : lumières ou chauffage qui s’allument ou s’éteignent tout seuls, au besoin, porte du garage qui s’auto-vérouille quand vous quittez la maison, volets qui s’abaissent quand vous allez vous coucher et qui se lèvent quand vous vous réveillez etc). Si vous n’avez rien de tout ça chez vous, votre Google Home, votre Alexa d’Amazon et même votre Jibo (dont j’avais parlé sur Studinano en 2015 et qui vient de sortir aux Etats-Unis) se résument à des boites très chères qui donnent l’heure, la météo ou la recette de la ratatouille quand vous lui demandez (ça fait un peu cher le répondeur intelligent on est d’accords, même si je vous comprends, pour le Jibo qui est VRAIMENT trop MIGNON et que vous pouvez m’offrir quand vous voulez <3).

Et bah, nous, nous sommes Nabaztag et Nabaztag-tag. On est sorti en 2006, on était français et déjà bien en avance sur Google et Amazon en terme de look ! Et on faisait déjà les mêmes choses qu'eux...
Et bah, nous, nous sommes Nabaztag et Nabaztag-tag. On est sorti en 2006, on était français et déjà bien en avance sur Google et Amazon en terme de look ! Et on faisait déjà les mêmes choses qu’eux…

Personnellement, il y a quelques années, j’avais un Nabaztag (autrement dit, un assistant personnel… en forme de lapin) qui avait au moins le mérite de faire exactement tout ça mais en bougeant les oreilles et en faisant de la couleur. C’était quand même carrément plus mignon ! (Petite info en passant, d’ailleurs : les créateurs du Nabaztag sont les mêmes qui, de fils en aiguille, à force de rachats et de changement de noms, ont sorti, depuis, le robot Nao mais aussi Pepper que vous pouvez voir un peu partout si vous vous intéressez un peu à la robotique actuelle et ils sont français, à la base, cocorico ! Bon, depuis, nous avons bien sûr réussi à perdre ça et à être rachetés par les japonais… OF COURSE. BRAVO LA FRANCE.) D’ailleurs, la dernière fois que j’ai essayé de rebrancher mon bon vieux Nabaztag, il fonctionnait encore. Et ce serait encore le cas si mon amoureux ne m’avait pas forcé à le débrancher parce que ses blagounettes intempestives le saoulaient… (C’est méchant, hein ?!)

Aperçu de la Gatebox.
Aperçu de la Gatebox.
La Gatebox, c’est ton futur meilleur ami virtuel !
La Gatebox éteinte et son look de machine à café high-tech.
La Gatebox éteinte et son look de machine à café high-tech.

Mais revenons-en à notre Gatebox, allez-vous m’dire ! La Gatebox, vous disais-je, c’est la Google Home 2.0 et peut-être plus encore. C’est plutôt marrant, dit comme ça, parce qu’éteinte, elle ressemble carrément à une machine à café (si, j’vous jure, j’ai une Tassimo, c’est la même en rouge… bon la Gatebox fait pas le café, par contre : notez ça pour l’avenir, les gars et vous ferez fortune parce qu’on parle TOUS à notre machine à café !… Comment ça, pas du tout ?).

Pourtant, cette fois, exit la simple petite boite avec un bouton pour parler, c’est carrément à un petit personnage en 3D que vous vous adressez ! Le principe est exactement le même in fine, sauf que vous vous adressez à un hologramme (non, stop, je vous vois venir avec vos blagues sur Mélenchon !) qui bouge, vous sourit, vous répond directement en s’adressant à vous, qui semble heureux quand vous rentrez du boulot, etc. Question immersion, attachement et durée de vie potentielle avant lassitude, ça se pose quand même là (même si, une fois encore, je préfère Jibo à titre purement personnel… oui, j’arrête d’insister, c’est bon).

Azuma Hikari est le personnage holographique de la Gatebox.
Azuma Hikari est le personnage holographique de la Gatebox.

Le personnage en question a même un petit nom : Azuma Hikari. Et, mieux encore, elle a son petit caractère. Le site officiel de la Gatebox nous apprend qu’elle a 20 ans, qu’elle mesure 1m58, qu’elle aime regarder des animes, manger des donuts et qu’elle est douée pour se faire des amis. Ses rêves ? Devenir une héroïne, aider les gens et travailler dur.

I. La Gatebox et les japonais

Pourquoi les japonais risquent d’adorer la Gatebox ?

Malgré son prix plutôt exorbitant pour l’instant (on parle quand même de 2400€ environ, c’est pas à la portée de toutes les bourses DU TOUT), la Gatebox a tout pour devenir LE truc que vont s’arracher les japonais. Ca n’est d’ailleurs pas étonnant que cette machine ait vu le jour au pays du Soleil Levant. A mon avis, il y a de fortes chances que le produit évolue rapidement ces prochaines années, se démocratise (que son prix baisse, donc) et devienne de plus en plus performant. Pourquoi ?

La solitude est un véritable fléau au Japon. Pour une partie de la population de l’archipel, il devient de plus en plus difficile, voire pénible de tisser des liens sociaux avec ses semblables. Il faut trouver des gens qui partagent vos goûts, vos centres d’intérêt, qui ont envie de passer du temps avec vous, trouver un créneau où chacun est disponible, il faut pouvoir se faire confiance, ne pas se sentir gêné, etc. Et là, on ne parle que d’amitié ! Imaginez pour les relations amoureuses…

La situation est telle qu’à l’heure actuelle, au Japon, il est devenu possible de louer des amis. Ce sont de vraies personnes, en chair et en os, que vous payez pour faire semblant d’être votre pote pour une heure, une après-midi, une journée… Selon vos envies et vos moyens. Rien de sexuel là-dedans contrairement à ce qu’on pourrait penser en Occident où, généralement, les relations tarifées sont exclusivement liées au sexe : on parle bien là de personnes que vous pouvez payer pour aller boire un café, par exemple, ou aller au cinéma. Il arrive aussi que ces personnes servent de confident ou, en tout cas, d’oreille attentive. C’est vous dire si certaines personnes doivent se sentir seules, au quotidien, pour en arriver là… C’est vous dire, surtout, qu’il doit exister un nombre important de ces personnes pour qu’un tel business ait vu le jour pour eux !

Que peut faire la Gatebox dans ce cas ?

Mais voilà, louer ainsi les services d’une personne, ça reste délicat à bien des égards (moralement parlant, ça peut se questionner, et on ne parle même pas des dérives potentielles) et ça n’est pas donné à tout le monde (chaque relation est payante et plus ou moins chère selon vos envies ou besoins). En plus, pour certains japonais, ça ne règle pas vraiment le problème de base : ça reste une “vraie” personne.

Bref, c’est dans ces conditions particulières que la Gatebox pourrait, à terme, devenir l’une des formes de l’ami virtuel idéal. Son avantage ? Il est capable de vous accompagner partout, contrairement à un robot (oui, pour l’instant, un robot qui serait capable de vous suivre partout au quotidien, c’est impensable technologiquement parlant et je ne vous parle même pas d’argent…) ; on constate en effet dans les clips promotionnels de l’appareil (voir ci-dessous : c’est en japonais sous-titré en anglais mais on comprend bien le principe) que votre “ami virtuel” peut vous envoyer des SMS, tout au long de la journée. Vous pouvez ainsi lui dire à quelle heure vous rentrerez, par exemple, et il pourra vous répondre à quel point il vous attend avec impatience. Oui, vous me direz, ça reste un peu froid, comme relation… Mais que sait ce que nous réserve l’avenir ? Nous ne sommes pour l’instant pas capables de créer des robots qui peuvent se mouvoir suffisamment bien pour nous accompagner constamment. Alors une intelligence artificielle dans la poche, en attendant, c’est déjà un peu le summum de la technologie moderne !

Entre la Gatebox et les japonais, c’est aussi une question de culture !

Au Japon, l’autre truc qui fait que les robots et les machines intelligentes font fureur, c’est la croyance selon laquelle chaque chose en ce monde est douée d’une “âme” (“animus” en latin, qui signifie “souffle” ou “respiration”). Cela vaut pour les êtres humains, bien sûr, mais aussi les animaux, les plantes, le moindre rocher ou les montagnes, les lacs, les forêts ou leurs arbres, certains objets et, de nos jours, aussi pour les machines. Les japonais doivent ce rapport tout particulier au monde au Shintoïsme, une religion exclusivement pratiquée au Japon.
Le Shintoïsme est une religion polythéiste (c’est-à-dire qu’elle admet plusieurs dieux). On appelle ces dieux “kami” et ce sont ces “kami“, sortes d’esprits, qui animent chaque chose (pour les plus curieux d’entre vous, j’avais déjà écrit un article parlant un peu des “kami” et des “oni”, c’est-à-dire des démons, dans cet article). C’est pourquoi on considère généralement le Shintoïsme comme une religion animiste (qui est une croyance en la présence d’esprits, d’âmes, dans les êtres vivants et les éléments de la nature comme l’eau, le vent, les pierres ou encore la foudre).

De nos jours, tous les japonais ne pratiquent plus aussi assidument qu’autrefois le Shintoïsme (et d’autres religions existent bien sûr au Japon), mais les habitudes liées à ces croyances ancestrales perdurent. Or, si une machine a eu une “âme” (la Gatebox, par exemple), pourquoi ne pourrait-elle pas devenir un ami ?

II. Que sait faire la Gatebox ?

L’intelligence artificielle de la Gatebox est capable d’apprendre à votre contact ou en fonction de vos demandes. Avec le temps, et donc l’expérience, elle pourra “prévoir” quand allumer les lampes de votre appartement car vous rentrez du boulot à telle heure, par exemple. On imagine aussi que le caractère du petit personnage holographique s’affinera pour être plus en osmose avec son propriétaire et que si ce dernier se confie à lui, il sera à même de s’en souvenir et de lui répondre de manière plus adéquate à l’avenir. Et mine de rien, c’est déjà énorme, technologiquement parlant ! (On est loin de pouvoir faire beaucoup mieux, à l’heure actuelle, comme vous avez pu le constater dans l’encart, un peu plus haut dans cet article.)

Pour le reste, c’est un peu gadget mais, par exemple, l’hologramme de la Gatebox est capable de changer de tenue : le soir, quand vous vous mettrez en pyjama, elle fera de même. Quand vous dégusterez un thé ou un café, elle fera mine de vous imiter. Bref, elle apportera un semblant de vie à votre existence morne et monotone… (mince, c’est ma dépression qui ressort, je la range et je reviens.)

Affiche du film de science-fiction "Her" de 2014.
Affiche du film de science-fiction “Her” de 2014.

Évidemment, on est encore loin de l’ami virtuel parfait, qui pourra tenir une conversation, être votre confident, mater des séries avec vous en mangeant une pizza ou vous consoler après que votre meuf/mec vous a quitté(e). Mais on se rapproche petit-à-petit de l’intelligence artificielle présentée dans le film Her, sorti en 2014. A l’époque, c’est Scarlett Johansson qui prêtait sa voix à l’intelligence artificielle de ce long métrage de science-fiction. Le petit personnage de la Gatebox, lui, est plus kawaii (mignon) que sexy (encore que ce sont quand même des choses intimement liées, au Japon…). Mais l’idée de base est plus ou moins la même : à terme, votre bonne vieille Siri d’Apple, votre Cortona de Windows ou encore votre Google Now prendront peut-être la forme d’un petit hologramme dans une boite ou, en tout cas, auront une intelligence artificielle qui aura de quoi vous combler d’amour et vous faire frémir à la fois. Je ne peux que vous encourager à visionner le film Her pour mieux comprendre à quoi je fais référence mais je vous laisse méditer sur une idée : imaginez que des tas d’intelligences artificielles capables d’apprendre de manière autonome soient toutes également connectées à internet et puissent apprendre grâce à cette connexion et leur contact entre elles…

Pour conclure sur la Gatebox

Bref, on nous explique que la Gatebox, c’est un peu comme acheter un ami virtuel. Mais il faudra encore faire de sacrés efforts avant que cet “ami” développe une intelligence artificielle capable de rivaliser avec ne serait-ce que celle d’un enfant. Car, pour l’instant, l’I.A. de la Gatebox se résume à des réactions préprogrammées pour correspondre plus ou moins à vos attentes. C’est ce que vous retrouvez avec Siri pour Apple ou Cortona pour Windows, en un peu plus fun. Du coup, en dehors de l’hologramme mouvant, la plus-value par rapport à Google Home et consorts ne me semble pas vraiment incroyable. Il faudra attendre des I.A. bien plus poussées pour que ce soit le cas. Mais on ne désespère pas, chers fans de technologies, on est sur la bonne voie !

Bon, mais ça avant, du coup, l’intelligence artificielle ?
Certains chercheurs travaillent actuellement à la conception de logiciels qui permettraient aux robots de demain d’apprendre comme des enfants : en partant de “rien”, ces robots apprendraient de leurs expériences, de leurs contacts avec d’autres robots et êtres vivants, de leurs réussites comme de leurs erreurs, etc. C’est une forme de deep learning permanent : un apprentissage par l’exemple et par l’expérience qui permet, petit-à-petit, de “se passer” d’un certain nombre de programmations longues et fastidieuses.

Pour cela, les chercheurs travaillent à l’implantation, dans le “cerveau” de ces robots, de “souhaits” ou d'”objectifs” à atteindre. Par exemple : si un robot souhaite faire rire son utilisateur, il pourra tenter une blague, une mimique, ou l’alliance des deux à la fois. Sauf que cela pourra fonctionner sur un utilisateur mais pas un autre ; ou fonctionner une fois puis lasser l’utilisateur. L’objectif est que le robot soit capable de “comprendre” qu’il aura alors à s’ajuster pour parvenir à faire rire à nouveau quelqu’un. Comme nous, finalement, dans la vie de tous les jours, nous nous adaptons à nos interlocuteurs sans même plus nous en apercevoir, avec le temps et l’expérience.

Dans ce but, étudier comment les enfants apprennent semble être, pour certains chercheurs, une des clefs qui pourraient aider à la réalisation de ces intelligences artificielles de demain.

Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous invite à consulter ce lien sur les recherches d’Amélie Cordier, spécialisée dans l’intelligence artificielle développementale : https://interstices.info/jcms/p_93994/l-intelligence-artificielle-pour-apprendre-aux-robots

Quant au deep learning, le directeur de Google Research Europe en a donné une assez simple à Sciences et Avenir ici : https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/intelligence-artificielle/qu-est-ce-que-le-deep-learning-l-explication-du-directeur-de-google-research-europe_112195

Mais ce qui est le plus dommage, finalement, avec la Gatebox, ou en tout cas son clip publicitaire, c’est qu’on a vraiment l’impression que son public cible est le salaryman japonais dépressif, seul au monde, qui ne fait rien d’autre de sa vie que bosser et n’a aucune autre vie sociale que son ami(e) virtuel(le) à l’allure d’héroïne de manga pour adulte… Dans le genre, si ça vous donne pas envie d’en finir avec la vie, je ne sais pas ce qu’il vous faut ! Même sur le site, c’est ouvertement ce public qui est visé ; un public de niche qui apprécient les soubrettes qui les appellent “maître” comme on le constate vite sur la page qui nous présente l’hologramme. Ce qui exclue déjà une part non négligeable de la population : les femmes (où sont les feeeeemmes, avec leurs gestes plein de chaaaarme).

Pourtant, par rapport à ses concurrents dont je vous parlais plus avant (Google Home, Alexa etc.), le principe de l’hologramme est plutôt sympa. C’est ludique, on s’y attache facilement et on sait à quoi l’on s’adresse (c’est toujours mieux que parler à une boîte, surtout pour ceux que ça bloque un peu comme les seniors, les enfants ou ceux qui ne sont, a priori, pas forcément attirés par… les boites). Bref, les inventeurs de la Gatebox ont conçu une super interface… et voilà comment ils l’exploitent. Quelle tristesse ! D’autant plus que, pour l’instant, un seul avatar est disponible (celui de la fille que vous pouvez voir dans la vidéo). Mais vous imaginez s’il était possible de choisir votre personnage de fiction préféré ? Ce serait déjà un sacré plus et cela permettrait de viser un public plus large (et moins glauque et déprimant…).

Aperçu de la Gatebox en cours d'utilisation.
Aperçu de la Gatebox en cours d’utilisation.

Pour conclure, la Gatebox est pour l’instant excessivement chère… pour pas grand-chose. Mais elle ouvre l’horizon des possibles. Demain, on peut espérer que nos assistants personnels et autres objets communicants auront au moins l’air moins tristounet que des boîtes sans âme. Même si, je vous l’accorde, nous ne sommes pas tous des otaku qui rêvent d’hologrammes de jeune japonaise aux cheveux bleus.

Ah ! Dernière chose ! Comme on m’a posé la question : non, quand je fais un article sur un bidule que j’aime (ça vaut pour Jibo ou d’autres robots dont j’ai déjà parlé ou dont je parlerai un jour ici, comme pour la Gatebox aujourd’hui), ça n’est pas un placement de produit du tout. Pas que je n’aimerais pas ça mais parce que… bah parce que c’est mon dada et que j’ai quand même écrit deux mémoires dessus. C’est juste que c’est pas le cas. (Ca ne l’est pas non plus pour ma Tassimo rouge dont je parlais plus haut, hein, d’ailleurs. Encore que je serais pas contre des capsules gratuites de temps en temps parce que je suis une TRÈS (TROP) BONNE cliente.)


Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous pour me le faire savoir ! (Et vous pouvez même le faire s’il ne vous a pas plu !) Avez-vous un assistant personnel ? Aimeriez-vous en avoir un ? Lequel vous fait envie ? Pourquoi ? Dites-moi tout, ça m’intéresse !


Sources :

Site officiel de la Gatebox
Présentation de l’I.A. holographique de la Gatebox, Azuma Hikari
“Gatebox : une assistante intelligente plus vraie que nature” sur le Journal du Geek
Gatebox : le robot de communication holographique sur IA Transhumanisme
“Gatebox : la femme virtuelle ultra déprimante” sur IGN France
Nabaztag – Article Wikipédia

Jibo le robot

Si vous passez régulièrement sur ce site ou que vous suivez mes diverses interventions sur les réseaux sociaux, vous savez que j’aime énormément les robots. Au point de leur avoir consacré deux ans de recherches. Et d’avoir pour vocation d’y revenir un jour. Or, il se trouve que je viens d’en (re)découvrir un tout nouveau, tout beau.

Il s’appelle Jibo et… il ne s’agit encore que d’un projet en cours de développement, bien malheureusement.


Sommaire de l’article :

Jibo : Vidéo de présentation
Qui est Jibo ? (Ou qu’est-ce que Jibo ?)
Pourquoi je parle de “prototypes” ?
Qui a créé Jibo ?
Pourquoi Jibo est-il si intéressant ?
Quels sont les autres robots “bienveillants” ?


Jibo : vidéo de présentation

Traduction de la vidéo :
Voix off : Voici votre maison, votre voiture, votre brosse à dents… Ce sont des choses qui comptent mais voici ce qui importe vraiment ! (Vue sur la photo montrant les membres de la famille)
Et, quelque part entre les deux, il y a cette chose. Voici Jibo, le premier robot familial au monde !
Voix off : Dis bonjour, Jibo !
Jibo : Hi Jibo ! (il rit)

Voix off : Jibo est capable d’aider tout le monde au quotidien.

Il est le meilleur des caméramans : il suit vos mouvements de façon intelligente et il peut prendre des vidéos et des photos de façon autonome. Vous pouvez donc poser votre appareil et faire partie de la scène car Jibo prendra la photo.

Il vous aide tout en vous permettant de garder les mains libres. Vous pouvez lui parler et il vous répondra de sorte que vous n’ayez pas à vous interrompre dans votre activité.
Jibo : Excusez-moi, Madame.
La dame : Oui, Jibo ?
Jibo : Mélissa vient d’envoyer un rappel : elle viendra vous chercher d’ici une demie-heure pour aller à l’épicerie.
La dame : Merci, Jibo !

Voix off : Il vous amuse, vous distrait et il vous éduque à travers des applications interactives. Jibo peut enseigner.
(On le voit raconter l’histoire des Trois Petits Cochons à la fillette de la famille.)
Jibo : Laissez-moi entrer ou je vais souffler sur votre maison ! (…) Hey ! Où es-tu passée ? Oh, te voilà !

Voix off : Il est la chose qui ressemble le plus à un dispositif qui vous permettrait de vous téléporter ! Vous pouvez le faire tourner et regarder partout autour de lui grâce à une simple pression de votre doigt (NdA: sur l’écran d’une tablette, par exemple).
Le fils : Regarde ma dinde, maman !
La mère : Je te souhaite…
La fille : Hey ! Une pizza-dinde ! Je veux une pizza-dinde !

Voix off : De plus, c’est une plateforme évolutive et il peut donc développer de nouvelles compétences !
Ainsi, il sera un jour en mesure de vous connecter à votre maison.
Jibo : Bienvenue à la maison, Eric !
Eric : Hey mon pote ! Peux-tu commander à manger pour moi ?
Jibo : Bien sûr ! Chinois, comme d’habitude ?
Eric : Tu me connais si bien !

Voix off : Il peut aussi être un précieux assistant.
Jibo : Vous avez reçu un message vocal d’Ashley. Voulez-vous l’écouter ?
Eric : Absolument !
Message de Ashley : Hey ! Appelle-moi quand tu es rentré !
Eric : Mieux vaut commander pour deux, Jibo !

Voix off : Nous en rêvions depuis des années et, désormais, il est là ! Et il n’est pas une coquille vide, ni un simple appareil motorisé. Il n’est pas non plus seulement un simple appareil connecté. Il est un membre de la famille !

La fillette : Chut… Bonne nuit, Jibo !
Voix off : Jibo, cette petite partie de moi.

Cynthia Breazeal : Et si la technologie vous traitait enfin comme des êtres humains ? Et si la technologie vous aidez à vous sentir plus proche de ceux que vous aimez ? Et si la technologie vous aidait comme un partenaire plutôt que comme un simple outil ?
C’est ce dont il s’agit avec Jibo. C’est ce que pourquoi j’ai créé cette entreprise.
Je dispose de la bonne équipe pour faire ça : des gens qui ont fait leurs preuves et ont développé une technologie innovante et excitante.
Mais désormais, nous avons besoin de votre aide pour construire Jibo, pour le faire connaître au monde entier et faire grandir sa communauté. Travaillons ensemble pour faire en sorte que Jibo devienne vraiment génial ! Nous pouvons humaniser la technologie.

Une petite animation de Jibo.
Une petite animation de Jibo.

Qui est Jibo ? (Ou qu’est-ce que Jibo ?)

Voici sa petite histoire : à la base, en juillet 2014, le projet Jibo est mis en ligne sur le site de financement participatif (crowdfunding, en anglais), Indiegogo, afin de récolter la somme nécessaire à son développement. La barre est placée à 100.000 $ mais elle est dépassée en seulement quelques heures. C’est finalement plus de 2.000.000 $ que récolte la start-up américaine !
Et voilà ce prototype de robot familial qui connaît un beau petit buzz sur internet.

Actuellement, les premiers prototypes de Jibo commencent à être envoyés à leurs heureux nouveaux propriétaires (enfin, on espère qu’ils seront heureux, allez savoir). Et afin de les satisfaire, l’entreprise n’accepte pour l’instant plus aucune précommande (et oui, il faut bien les construire, ces robots, avant de les expédier, et ça n’est pas toujours évident pour une petite entreprise).Jibo-le-compagnon-pour-les-recettes-de-cuisine Robot-Jibo-dans-une-cuisine

Pourquoi je parle de “prototypes” ?

Les prototypes de Jibo qui sont actuellement distribués sont en open-source. C’est-à-dire que ce sont sûrement des développeurs et/ou des bidouilleurs de génie qui vont essayer ce jouet du futur, dans un premier temps.
Leur but ? Améliorer ce robot avant sa mise en vente auprès des particuliers que nous sommes. Des particuliers qui n’auront pas forcément envie de bidouiller l’engin mais bel et bien de l’utiliser de façon simple, complète et efficace. Un peu comme vous n’auriez pas envie de devoir programmer vous-mêmes votre ordinateur avant de pouvoir l’utiliser, vous voyez ?

En tout cas, c’est le principe idéaliste de l’open-source : plus on est de fous, plus on rit ? Et bien, en robotique (et dans d’autres domaines, bien sûr), plus on a de développeurs potentiels, plus on devrait avancer rapidement. Résultat, le robot devrait voir ses bugs potentiels réglés plus vite ; ses lacunes être comblées ; et, peut-être, se voir doter de nouvelles fonctionnalités.
Après tout, les concepteurs originels, seuls, ne peuvent pas penser à tout ou savoir tout faire quand il s’agit d’une bestiole aussi technologiquement complexe que celle-là !

Pepper, le robot d'Aldebaran.
Pepper, le robot d’Aldebaran
Cliquez ici pour voir la vidéo de sa présentation publique sur ma page Facebook.

L’entreprise française Aldebaran Robotics, dont vous connaissez peut-être le robot Nao, a aussi choisi cette optique pour l’un de ses nouveaux robots, Pepper (je vous avais parlé d’elle ici, sur ma page Facebook, et je lui consacrerai un article propre à l’occasion). L’avenir nous dira si ça fonctionne bel et bien !

Qui a créé Jibo ?

Cynthia Breazeal posant à côté de deux Jibo.
Cynthia Breazeal posant à côté de deux Jibo.
Cynthia Breazeal faisant face à la tête robotique Kismet.
Cynthia Breazeal faisant face à la tête robotique Kismet.

Derrière le développement du robot Jibo se cache aussi (et surtout) une équipe du MIT de Boston menée par Cynthia Breazeal (une femme, et oui, ça fait toujours plaisir de le souligner, et c’est d’ailleurs elle que vous pouvez voir parler à la fin de la vidéo ci-dessus ou dans certaines photos de cet article). Son nom ne vous dit peut-être rien mais elle est à l’origine de la tête robotique Kismet, qui est une petite célébrité du monde de la robotique.

Autant dire que, théoriquement, Jibo a toutes les chances de son côté pour se développer dans de bonnes conditions.

Sachez, en tout cas, que le prix de base de cette étrange lampe de chevet (non, parce qu’il ressemble quand même beaucoup à une lampe de chevet, non ?) s’élève, pour le moment, à 499 $. Autrement dit, une broutille dans le monde de la robotique actuelle et en particulier si le résultat atteint celui montré dans la vidéo.

Pourquoi Jibo est-il si intéressant ?

Eve, robote dont Wall-e tombe amoureux.
Eve, robote dont Wall-e tombe amoureux.

Jibo ressemble un peu à un mixte entre Eve, le robot dont tombe amoureux Wall-e dans le dessin animé du même nom, et Luxo, la lampe Pixar. J’aime beaucoup l’idée.

Pourquoi ? Avec une telle apparence, Jibo ressemble à la fois à un personnage de dessin animé, à un jouet high-tech et à un objet connecté design. C’est ultra efficace !

Et cela pour plusieurs raisons :

Luxo, la lampe emblématique des studios Pixar.
Luxo, la lampe emblématique des studios Pixar.

Premièrement, cet objet est capable de toucher des publics très divers rien qu’avec ses caractéristiques esthétiques. Si je résume : le personnage de dessin animé séduira petits et grands ; le jouet high-tech saura amuser les geeks et les adolescents ; quant au design épuré et ergonomique de l’ensemble, il saura plaire autant à monsieur et madame tout-le-monde (qui n’ont pas forcément envie de trucs trop imposants et voyants dans leurs intérieurs), les esthètes, les amateurs d’objet design, les bobos et autres acheteurs compulsifs d’Apple (mais non, j’ai rien contre vous… presque rien <3).

Deuxièmement, des études ont démontré (depuis longtemps) qu’un robot “trop humain” a tendance à faire peur. Et, par extension, dans le cas qui nous intéresse, à faire fuir les utilisateurs potentiels.
Sans rentrer dans les détails, c’est ce qu’on appelle le phénomène de l’inquiétante-étrangeté. Pour vous résumer, disons que ça se passe grosso-modo comme ça dans votre tête (sans que vous n’en ayez vraiment conscience et à plus ou moins forte dose, selon votre sensibilité naturelle) : “Ce truc me ressemble mais ça n’est pas moi ; ça n’est pas humain, pourtant ça en a l’air ; ça a l’air vivant…” Ce à quoi notre cerveau nous pond naturellement cette réaction : “FUIS PAUVRE FOU ! C’EST UN MONSTRE !” (encore une fois, j’exagère un peu hein, mais l’idée c’est que vous ne seriez pas forcément très à l’aise face à un robot qui aurait l’air “trop” humain)

Au contraire, quand on regarde le Jibo de la vidéo, par exemple (voir au tout début de cet article) on le trouve mignon, on le trouve drôle, on le trouve “vivant”, d’une certaine façon, mais je ne crois pas qu’on puisse le trouver effrayant. De plus, il ressemble plus à un objet quelconque (une lampe de chevet, comme je le disais plus haut, par exemple) qu’à un robot tel qu’on peut se le représenter habituellement (généralement, le premier exemple qui nous vient en tête est le fameux Terminator… Ou le robot de 2001, L’Odyssée de l’Espace, qui n’est pas nettement plus rassurant, bien que nettement moins humain dans sa forme).
Du coup, cela peut avoir une incidence positive sur son succès à venir.
Cela peut aussi lui permettre de toucher un public différent de celui de Pepper (voir plus haut), par exemple. Après tout, Jibo est quand même beaucoup moins imposant ! Et il est aussi bien moins cher.
Bref, cest une machine aussi simple (dans la forme) que sophistiquée (dans le fond).

Voici à quoi ressemblait un Nabaztag.
Voici à quoi ressemblait un Nabaztag en 2005.

Pour autant, n’oublions pas que, bien avant Jibo et ses petits copains du même genre (car des robots comme Jibo, il y en a d’autres, je vous les présente rapidement ci-dessous), Aldebaran Robotics (qui s’appelait alors Violet) avait créé les Nabaztag. Des lapins connectés qui avaient déjà pour but d’être d’être des robots familiaux. Bourrés d’applications diverses, ils faisaient déjà certaines des actions que proposera Jibo (vous accueillir à votre retour chez vous, vous donner des informations sur le temps ou le trafic routier, vous parler, vous raconter des histoires…). Même si cela était nettement moins sophistiqué à l’époque, la technologie ayant fait de grandes avancées depuis 2005 ! (Je plaide coupable, même s’il ne fonctionne plus vraiment, j’ai encore le mien !)

Quels sont les autres robots “bienveillants” ?

Avant de vous laisser, un petit aperçu des autres robots-familiaux (ou “bienveillants” comme on les surnomme parfois) qui sont actuellement développés dans le monde entier.
Je n’inclue pas Pepper dans cette liste, bien qu’elle en fasse partie, car, comme je vous le disais plus haut dans l’article, je compte bien prendre le temps de lui consacrer son propre article bientôt. Surtout depuis que je l’ai rencontrée pour de vrai ! :D
En attendant, donc, voici ses principaux concurrents et ceux de Jibo :

  • Aperçu du robot "Mother".
    Aperçu du robot “Mother”.

    Le robot français Mother.
    Son inventeur, Rafi Haladjian, n’est autre que le créateur du Nabaztag (voir ci-dessus).
    Ce robot (ou, plutôt, cette robote, puisque c’est une Maman ;)) est plutôt un assistant personnel. Il peut, par exemple, savoir si vous avez suffisamment bu dans la journée ou si vous avez suffisamment dormi. Il peut vous signaler que vous n’avez pas fait assez d’exercice aujourd’hui (il peut d’ailleurs servir de podomètre) ou si tel membre de votre famille est rentré à telle heure. Si vous avez des enfants, il peut s’assurer qu’ils se sont bien brossés les dents avant d’aller dormir. Il peut faire tout ça mais c’est à vous de décider si il le fera ou non : on ne parle pas, ici, d’une sorte de mère-matrone qui serait toujours en train de vous surveiller, que vous le souhaitiez ou non.

  • Aperçu du robot "Keecker".
    Aperçu du robot “Keecker”.

    Le robot Keecker.
    Celui-ci se déplace seul mais il est plus imposant que Jibo ou Mother (environ 60 cm de haut et 45 cm de large). De plus, il ne s’agit pas vraiment d’un assistant personnel mais davantage d’un dispositif de partage d’audio-visuel. Je vous explique :
    En se connectant à vos divers appareils électroniques (ordinateurs, tablettes, smartphones…) il les rend plus polyvalents au sein de la maison et vous permet de partager davantage de choses avec votre famille. Par exemple, il peut servir de téléviseur (ou plutôt de rétroprojecteur), de veilleuse pour les enfants (il peut, par exemple, projeter un ciel étoilé sur le plafond de sa chambre) ou de baby-phone amélioré (il peut vous transmettre des images de votre enfant, paisiblement endormi). Il vous permet d’écouter de la musique ou de mesurer la qualité de l’air ou la température ambiante. Il est capable de projeter ce que vous voyez sur l’écran de votre téléphone, tablette ou ordinateur en temps réel (que vous soyez en train de surfer sur internet, de discuter sur Skype avec un ami, de jouer à un jeu vidéo, etc). Bref, c’est presque de la domotique !

  • Aperçu du robot "Adam".
    Aperçu du robot “Adam”.

    Adam, le robot d’assistance personnelle italien.
    A titre purement personnel, je ne suis pas fan de ce robot-là. Il ressemble à une tablette sur roue et j’ai du mal à l’imaginer chez moi. De plus, en comparaison de Pepper (qui est, en plus, pourvue de bras, d’un visage, etc, donc qui est déjà beaucoup plus qu’une simple “tablette sur roue”), je le trouve assez cher (1,990 €).
    Toutefois, Adam est pourvu d’une sorte d’intelligence artificielle (mais c’est aussi le cas de Pepper) et il est donc capable d’apprendre de ses interactions avec ses utilisateurs. Il observe les habitudes de chacun et, jour après jour, il parvient à prendre des décisions de plus en plus autonomes pour aider les membres de la famille avant même qu’on ne lui ait demandé quoi que ce soit.
    Comme Keecker, Adam peut se déplacer seul dans la maison (mais pour l’un comme pour l’autre, soyons bien clairs : ils ont des roues, ils ne monteront ou ne descendront pas les escaliers tout seuls !). Toujours comme Keecker, il assure une téléprésence, peut servir de vidéosurveillance et dispose aussi d’applications de domotique (lui permettant de contrôler l’éclairage, l’ouverture et la fermeture des stores ou la température de votre logement, à condition que celui-ci soit déjà équipé de ce type d’installations, ce qui est encore assez rare).
    Comme Jibo, Adam peut prendre des photos ou des vidéos par lui-même. Il peut aussi diffuser n’importe quel sorte de contenu audio-visuel (mais il ne projettera pas ce contenu comme Keecker, il se contentera de l’afficher sur son écran, format tablette tactile, donc pas très grand).

  • Aperçu du robot "Hector".
    Aperçu du robot “Hector”.

    Hector, le robot qui prend soin des plus âgés.
    Voilà un robot qui a une bouille amusante. Comme Keecker et Adam, il se déplace seul et son dispositif repose surtout sur un grand écran tactile. Mais cet écran a été conçu pour être aussi simple et intuitif que possible. En effet, le robot s’adresse surtout aux personnes âgées.
    Pensé pour aider à prendre soin de ces personnes, Hector est capable d’encourager, d’aider en faisant des suggestions : il peut proposer à la personne d’aller faire une promenade ou d’appeler un proche. Il veille à ce que son utilisateur ne reste pas seul trop longtemps et continue de prendre soin de lui par des gestes simples et pourtant indispensables de la vie quotidienne. Bien sûr, il rappelle aussi à la personne de prendre ses médicaments ou de boire suffisamment. Il peut même proposer de garder sur lui la paire de lunettes de la personne afin qu’elle ne soit pas égarée quand elle n’en a pas l’utilité ! (je prends l’exemple de la paire de lunettes mais c’est aussi valables pour d’autres objets qu’une personne est susceptible de perdre facile, comme les clefs, le porte-monnaie, etc.) Il s’assure aussi du confort de son utilisateur par de petites choses simples, apparemment banales, comme rappeler l’heure de diffusion de son programme favori à la télévision.
    Hector est un planning sur roue, en quelque sorte. Mais il est surtout un planning qui se rappelle à vous. Ce qui peut s’avérer très utile quand une personne a même besoin de se rappeler que son planning existe…
    Il assure une téléprésence de plus en plus indispensable dans nos pays vieillissants et où la solitude des personnes âgées ne cesse de grandir.
    Point(s) faible(s) ? On ne peut pas dire que la voix de ce robot soit particulièrement agréable à écouter. Elle mériterait d’être plus naturelle, moins monocorde, moins “robotique”, en fait. Surtout étant donné le public auquel s’adresse cette machine. De plus, d’après ce que j’ai pu observer à travers les vidéos que j’ai trouvées de lui, Hector ne lit pas toutes les informations qui s’affichent sur son écran. L’utilisateur doit souvent se pencher sur lui pour voir ce qui s’affiche.

Et à vous, il vous plaît ce Jibo ?
Vous préférez un de ses concurrents ?
Peut-être n’aimez-vous pas les robots ?
En tout cas, vous pouvez donner votre avis, quel qu’il soit, dans les commentaires, ci-dessous ;)


Sources :
Jibo, site officiel
Page du projet de récolte de fonds pour Jibo sur Indiegogo
Humanoides Magazine, “Jibo ou le succès fulgurant d’un compagnon robot pour la famille”, 30/07/2014

Street art au coeur du quartier chinois de Paris

J’ai eu la chance de me rendre dans le 13ème arrondissement de Paris cette semaine (merci pour la découverte à mes accompagnateurs ! ♥) et je suis littéralement tombée amoureuse de deux gigantesques fresques ornant les façades de deux tours du quartier.

Stew, Héron Bleu / Pantónio, Tourbillon de sardines Fresque murale, Street art, 2014 Photo de Alain Delavie Tour Tivoli et Tour Sienne, Place Vénétie, Paris 13e (75)
Stew, Héron Bleu / Pantónio, Tourbillon de sardines
Fresque murale, Street art, 2014
Photo de Alain Delavie
Tour Tivoli et Tour Sienne, Place Vénétie, Paris 13e (75)

Derrière ces deux œuvres se cachent deux artistes du street art : l’un s’appelle Stew. Il est français mais puise son inspiration au Pays du Soleil Levant (bon, nous sommes là dans le quartier chinois… ça se tient un peu quand même, non ?). Dans le 13ème, c’est une gigantesque grue (l’oiseau, hein ! Une sorte de héron, si vous préférez) qu’il a peint sur la tour Tivoli de la place Vénétie. Une oeuvre qui aura demandé pas moins de trois mois de travail ! Pour un résultat qui n’est pas sans rappeler les estampes japonaises et qui est de toute beauté.

L’autre artiste s’appelle Pantónio, il est portugais et avec ses 66 mètres de hauteur et ses 15 mètres de largeur, son “Tourbillon de sardines” est actuellement la plus haute fresque d’Europe. Elle se situe tout près de sa consœur, sur la tour Sienne, sur la même place Vénétie.

Quand on pense que certains imaginent encore que le street art, ça n’est que des tags moches… Il y a de quoi relativiser, là, non ?

Ces deux oeuvres ont été réalisées à l’initiative de la Galerie Itinerrance (oui, avec cette orthographe) installée dans le 13ème arrondissement depuis 2004, dans le cadre d’un évènement surnommé “Street art 13”. Le but affiché est de faire de l’arrondissement “un musée à ciel ouvert”.

guillemet“Depuis quelques années, la Galerie Itinerrance s’affiche à l’extérieur. Elle propose à tous curieux et amateurs de street art, de découvrir le 13ème arrondissement de Paris à travers tout un parcours de fresques réalisées par des artistes d’envergure internationale. Cette ballade ludique, en collaboration avec la mairie du 13ème arrondissement, a pour objectif de réaliser un véritable musée à ciel ouvert et d’initier le public aux pratiques artistiques actuelles.​ Par la métamorphose de ce quartier à l’aide des différentes interventions, elle apporte non seulement un rayonnement international et une dimension culturelle au 13ème , mais elle offre surtout un support et un lieu d’expression à tous ces artistes globetrotters.”

Source: Galerie Itinerrance, “Le 13ème arrondissement, un musée à ciel ouvert”

Vue extérieure de La Tour Paris 13 avant sa destruction le 8 avril 2014. Paris 13e (75)
Vue extérieure de La Tour Paris 13 avant sa destruction le 8 avril 2014.
Paris 13e (75)

Avant ça, la même galerie avait organisé un autre évènement, resté célèbre dans la Capitale : La Tour Paris 13. Déjà, il s’agissait de street art mais le tout était alors localisé dans un même immeuble. Ce dernier a aujourd’hui été détruit (c’était prévu et c’était d’ailleurs le but), laissant place à de nouveau logement sociaux. Il ne nous reste donc que des photographies du lieu qui avait alors été investi par pas moins de 108 artistes de 18 nationalités afin de recouvrir 36 appartements de 4 à 5 pièces sur 9 étages (ainsi que la façade). Le côté éphémère de l’exposition était voulu et assumé. Dans un premier temps, le projet fut d’ailleurs mené dans la plus grande discrétion par la Galerie Itinerrance avec le soutien de la Mairie du 13ème arrondissement. Le but était de faire du street art dans des conditions semblables à celles où il s’est développé : dans un lieu abandonné, voué à disparaître et/ou n’intéressant plus personne. N’oublions pas qu’avant de devenir “à la mode”, le street art était une pratique beaucoup plus underground.

Notez que vous pouvez toujours retrouver la Tour Paris 13 au format numérique en allant le site www.tourparis13.fr où vous pourrez vous adonner à une visite virtuelle du lieu (ça n’est pas pareil mais c’est toujours mieux que rien !).

Sur ce, je vous laisse avec une petite galerie d’oeuvres (ci-dessous) que vous pourrez peut-être croiser, au détour du 13ème arrondissement, si vous décidez d’aller vous balader dans le secteur. La Galerie Itinerrance a d’ailleurs pensé à tout car elle propose même un plan du circuit à effectuer pour ne rien rater durant votre visite. Il y en a pour tous les goûts et il y a surtout de quoi vous en mettre plein les yeux  et vous en faire voir de toutes les couleurs !

my-paris-street-art-appEnfin, sachez que si vous voulez découvrir davantage de créations dans les rues de Paris, il existe une application pour téléphones et tablettes : My Paris Street Art. Elle vous indiquera les différents endroits de la Capitale où admirer une oeuvre d’art de rue. Le plus ? Tout utilisateur peut ajouter une oeuvre qu’il aurait déniché dans Paris et qui n’aurait pas déjà été ajoutée à l’application. Bref, un chouette projet collaboratif qui, peu à peu, génère un parcours qui permet de visiter la ville autrement.
L’application est disponible sur iOS et Android. Sachez qu’il existe également un site web, tout simplement : www.paris-streetart.com


Cet article vous a plu (ou pas) ? Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous pour me dire pourquoi ! Par exemple, d’après les photos que j’ai postées, laquelle de ces œuvres préférez-vous ?


Source:
Galerie Itinerrance
Mairie du 13ème arrondissement
Alain Delavie, Paris côté jardin, “Deux fresques géantes de street art dans le 13e arrondissement de Paris”, juin 2014

ParisianShoeGals, “Street Art : Les grandes fresques du parcours Itinerrance / Mairie de Paris – Paris 13”, Mars 2014
Diaporama proposé par le journal 20 Minutes

Happy Halloween !

Halloween
Un joli pot en forme de citrouille contenant des Kalanchoe rouges et mon dernier dessin en date posé sur mes chers crayons Faber Castell. Halloween s’invite chez Studinano !

 

Joyeux Halloween à tous !
Des bonbons ou un sort ! Trick or treat ! Et tout le patatra !

Voyez-vous, je n’ai jamais vraiment fêté Halloween. Mais je suis toujours amusée de voir les déguisements que certains peuvent arborer. Certains sont vraiment des professionnels ! Leurs costumes deviennent des oeuvres d’art, de body art plus exactement.

Il faut dire qu’avec la propagation du cosplay et des conventions diverses et variées qui vont avec (Comic Con, Japan Expo, etc.), l’art du costume ne cesse de se perfectionner.

Body Art: L’art corporel, en anglais body art, est un ensemble de pratiques artistiques effectuées sur et/ou avec le corps.

D’ailleurs, certains et certaines parviennent à faire parler d’eux grâce à leur talent pour le grimage ! Par exemple, Dope2111 qui, grâce à ses transformations postées régulièrement sur Youtube, fait de plus en plus parler d’elle.
Elle tente tout ! Y compris ce qui nous semble à première vue impossible. Par exemple ? Iron Man version Robert Downey Jr., Angelina Jolie, Adèle, les princesses Disney (Pocahontas, Mulan, Belle, Cendrillon, Esmeralda etc), mais aussi Harley Quinn, la célèbre copine du Joker, Edward aux mains d’argent, Sally, la copine de Jack Skellington dans L’Etrange Noël de Monsieur Jack de Tim Burton… etc, etc, etc.

Certaines de ses vidéos ont dépassé depuis longtemps le million de vues. Et c’est en partie grâce à sa transformation en Joconde de De Vinci que la demoiselle a commencé à faire parler d’elle dans les médias français.

 

Les princesses Disney par Dope2111
Les princesses Disney par Dope2111
La princesse Pocahontas de Disney par Dope2111
La princesse Pocahontas de Disney par Dope2111

Source: http://www.paperblog.fr/6801368/toi-aussi-transformes-toi-en-princesse-disney/

 

Pour ma part, j’ai préféré faire dans la simplicité pour cet Halloween. Il faut dire que je n’ai pas le talent de dope2111 pour le maquillage… Alors j’ai dessiné o/. Je vous propose de découvrir, ci-dessous ma Sorcière et sa belle citrouille ;)

Comme toujours, cette Faceless Girl (c’est-à-dire un de mes personnages sans visage) spéciale est en vente sous la forme de t-shirts, pulls, sweats et divers accessoires (coques iPhones, iPod, iPad et Samsung Galaxy S, Kindle ou encore Nexus notamment) sur ma boutique Spreadshirt, ici : http://studinano.spreadshirt.fr/
Profitez d’ailleurs d’un code spécial aujourd’hui : SWEET2013 qui vous donnera droit aux frais de port gratuits en ce 31 octobre ;)

 

La Sorcière by Shou'
La Sorcière | The Witch
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Halloween sur Spreadshirt
Halloween s’invite également sur ma boutique Spreadshirt !
T-shirts, pulls, sweats… mais aussi coques iPhone et Galaxy S, Kindle etc !
C’est par ici : http://studinano.spreadshirt.fr/

 

D’ailleurs, en parlant de princesse Disney, voici un petit aperçu des personnages de conte (et notamment inspirés des versions de Disney) que j’ai personnalisés en Faceless Girl. La série de dessins dont ils font partie s’intitule “Who is the Mad Hatter ?” (Qui est le Chapelier Fou ?) et tous ces personnages sont également disponibles à la vente (http://studinano.spreadshirt.fr/).

Le petit chaperon rouge by Shou'
Le Petit Chaperon Rouge | The Red Riding Hood
(Inspiré par la série Once Upon a Time)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Blanche Neige by Shou'
Blanche Neige | Snow White
(inspiré par le dessin animé de Disney)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
La Méchante Reine by Shou'
La Méchante Reine | The Queen
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
La Belle et la Bête by Shou'
La Belle et la Bête | Beauty and the Beast
(inspiré par le dessin animé de Disney)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Not just a princess by Shou'
Not just a princess by Shou’
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper
Le Chapelier Fou by Shou'
Le Chapelier Fou | The Mad Hatter
(inspiré par le film Alice au pays des Merveilles de Tim Burton)
Aquarelle et encre sur papier Canson | Watercolor and ink on Canson paper