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Nounours des Gobelins : invasion d’ours en peluche à Paris !?

Nos villes, nos magasins et peut-être déjà nos maisons se parent peu à peu des premières décorations de Noël : pas de doute, le mois de décembre approche. Mais en attendant, la grisaille est là, il fait froid, nous sommes tous un peu fatigués et bougons. J’ai donc décidé de vous parler d’une initiative qui devrait vous donner le sourire, aujourd’hui : les Nounours des Gobelins. Car on en a bien besoin !

Nounours des Gobelins : des Nounours géants et trop mignons ont envahi le quartier des Gobelins, non loin de la Place d'Italie, à Paris.
Nounours des Gobelins : des Nounours géants et trop mignons ont envahi le quartier des Gobelins, non loin de la Place d’Italie, à Paris.

Des Nounours géants dans Paris !?

Ils mesurent 1m40, pèsent environ 5kg, couleur vanille et ont des bouilles qui ne pourront vous empêcher de vous extasier en mode : “Ils sont crôôôôô mignons !” Ce sont les Nounours des Gobelins.
On les surnomme ainsi parce qu’ils ont envahi le quartier des Gobelins (XIIIème arrondissement) à Paris, depuis fin octobre. On les trouve tantôt en terrasse d’un restaurant, dans un café, tantôt dans le métro, ou encore à la pharmacie, chez le caviste, le fleuriste ou le coiffeur du quartier. Les mises-en-scènes sont nombreuses et changent régulièrement. L’autre jour, ce sont même jusqu’à 37 ours qui apparaissent aux fenêtres de l’Hôtel des Gobelins !

Mais qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? POURQUOI ???

D’où viennent les Nounours des Gobelins ?

“Qui est à l’origine de cette moelleuse invasion ? « La confrérie des francs-oursons », ironise un barman de la rue interrogé par BFMTV.”

Source : Ouest-France – “Paris. Des nounours géants envahissent le quartier des Gobelins”

Ce serait marrant mais, évidemment… non. Apparemment, c’est le libraire du 25 avenue des Gobelins qui est à l’origine de l’apparition de ces adorables nounours, un peu partout dans le quartier. Il semble qu’il ait acheté les peluches (une cinquantaine !) et les prête aux commerçants ou aux habitants, à la demande. Les Nounours vont donc parfois chez les riverains et pas seulement dans les boutiques du quartier.

Le but ? Apporter de la bonne humeur aux gens, semble-t-il. En effet, dans Le Parisien (Source), des commerçants voisins expliquent qu’il ne s’agit pas d’une opération commerciale mais bel et bien d’une idée marrante, mignonne, pour rapprocher les gens. Pour Ouest-France, “ils n’ont rien d’autre à vendre que leur propre présence, aucun autre but que de faire sourire, retomber en enfance.” (Source)

“Certains n’ont pas saisi… A la sandwicherie bagel, la serveuse à l’accent anglo-saxon croit savoir que « c’est la mairie qui a mis ça en place pour les enfants ». Au café de la Manufacture où deux ours sont attablés en permanence, Karim, un client, croyait que « c’était pour le réchauffement climatique » tandis que Dan, son voisin, pensait « que c’était une déco de Noël ». Jérôme, le patron, est lui très clair : « C’est un délire et c’est que du bonheur », dans lequel se sont engouffrés des policiers… « Y a des flics qui sont venus en chercher deux pour les ramener au commissariat. Ils les ont baptisés Starsky et Hutch ».”

Source : Le Parisien – “Paris : l’incroyable buzz des nounours géants des Gobelins”

Galerie des Nounours

Qu’est-ce que la Mairie pense des Nounours ?

Il semble que même la maire de Paris, Anne Hidalgo, a apprécié l’initiative comme en témoigne ce tweet plein d’émoticônes nounours et de cœurs :

Il faut dire que, bon, les initiatives citoyennes ont le mérite d’être gratuites pour la Mairie qui peine parfois à rendre la Capitale plus agréable à vivre pour tous. Les raisons sont nombreuses (manque de moyens, lois, lenteurs administratives, divergences politiques…).

On peut toutefois se demander si c’est toujours à la Mairie d’une ville ou à ses institutions politiques en général, de prendre ce genre d’initiative. Celle-ci a un coût, certes (il a fallu acheter une cinquantaine de peluches géantes, ce n’est pas rien) mais quel parti les habitants du quartier, et surtout ses commerçants, tirent-ils de cette idée ? Il semble en tout cas que les ours attirent les curieux. Ce sont autant de potentiels clients à la clef. Ils rendent également les gens plus joyeux, ce qui est aussi une bonne chose pour le commerce : les gens sont plus enclins à se rendre dans les boutiques mais aussi à acheter chez elles.

Enfin, les réseaux sociaux font le reste ! Les gens partagent en grand nombre des photos des Nounours sur la toile. La page Facebook qui leur est dédiée compte, à l’heure où j’écris ces lignes, 6307 “J’aime” et 6439 abonnés. Leur compte Instagram, quant à lui, a déjà attiré 1369 fans (liens à la fin de cet article).

En fait, c’est une idée plutôt politique au sens premier du terme : en effet, les citoyens prennent ici part à la vie de la cité (“polis”).

Des nounours plutôt cools ?

Pour conclure, je trouve tout ça amusant, ludique et clairement bon enfant. Bref, j’aime beaucoup cette initiative. En fait, je crois que je l’aimerais bien même si elle était commerciale (et elle l’est, in fine, même si ce n’est pas l’objectif premier de l’instigateur).  Certains la trouveront peut-être futile, infantile, voire ridicule. Personnellement, je trouve qu’elle dynamise le quartier, fait sourire les gens, apporte un peu de bonne humeur et de fantaisie au quotidien. Elle recrée des liens entre les personnes (les habitants, les commerçants, les passants, les curieux…) et ce n’est pas si courant !

La seule question que je me pose c’est : personne n’abîme les peluches ? Personne n’essaye de les voler ? Si c’est le cas, c’est très bien et je souhaite de tout cœur que cela dure !

Et puis, ces nounours me rappellent celui que j’ai dessiné il y a quelques mois (et qu’il faudrait que je me décide à mettre en couleur, un jour) :

Vous ne trouvez pas qu’il y a un air de famille ?

En plus, grâce à cette initiative, c’est la deuxième fois sur ce blog que nous parlons d’art dans le XIIIème arrondissement de Paris. Un quartier à visiter, donc, vous ne croyez pas ?

Et vous, que pensez-vous des Nounours des Gobelins ? Bonne idée ou mauvaise idée ? N’hésitez pas à me dire si, étant à Paris, vous les avez vus en vrai ! Ou à partager d’autres initiatives citoyennes de ce style, qui égaye votre ville ou votre quartier. D’ailleurs, ne devrait-on pas faire ça plus souvent ?

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Sources :

Page Facebook – Les Nounours des Gobelins
Compte Instagram – Les Nounours des Gobelins
Le Parisien – “Paris : l’incroyable buzz des nounours géants des Gobelins”
Paris Zigzag – “Pourquoi voit-on des nounours géants partout dans le 13e ?!”
Ouest-France – “Paris. Des nounours géants envahissent le quartier des Gobelins”
Paristoric – Le Quartier des Gobelins

Inktober 2018 – Mes dessins

Pour la deuxième année consécutive, j’ai décidé de participer à l’Inktober ! Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, je vous avais fait un petit topo sur le sujet dans l’article qui présentait mes dessins, l’année dernière.

Comment s’est passé l’Inktober cette année ?

Cette année, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de passer du noir et blanc à la couleur. J’ai enfin ressorti mes aquarelles et mes pinceaux, ça m’a fait beaucoup de bien. Mais, évidemment, j’ai eu beaucoup plus de mal à tenir le rythme d’un dessin par jour pendant trente et un jours.

Au final, il me manque deux dessins et certains ne sont pas colorés (c’est voulu pour le 19ème mais pas pour les autres). Mais, bon, je suis quand même très fière de moi parce que ça représente un sacré progrès par rapport à l’année dernière déjà. Et par rapport à mon état de santé et à ma confiance en moi et en mes capacités, surtout.

Je vous laisse découvrir mes dessins ci-dessous. Quant à ceux qui voudraient en savoir encore plus à leur sujet, sachez que j’ai détaillé mon travail au jour le jour sur Instagram. Vous y trouverez aussi des photographies de ces dessins en cours de réalisation, des anecdotes, leur petite histoire à chacun.

Mon Inktober 2018 :

Thèmes de l'Inktober 2018
Thèmes de l’Inktober 2018

Ces dessins vous plaisent ? Pensez aux boutiques Studinano !
Vous y trouverez des reproductions de divers formats et sous différentes formes, des vêtements, des bijoux, des accessoires et des créations originales pour faire plaisir aux grands, aux petits, à toute la famille et pour toutes les occasions !

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Opération Fingers Out ou #11Days

Ces derniers jours, j’ai participé à un challenge un peu particulier : l’Opération Fingers Out. Présentation d’un coup de pouce créatif vraiment intéressant !

L’Opération Fingers Out, c’est d’abord #11Days

Lancé par le Youtubeur PV Nova, l’Opération Fingers Out consiste à… se sortir les doigts, comme son nom l’indique. Autrement dit, à arrêter de procrastiner ou à remettre au lendemain et créer !

Son objectif à lui ? Créer une chanson par jour pendant 11 jours, en se basant sur des thèmes tirés au sort chaque matin. Parce qu’il musicien, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore sa chaine Youtube (je vous invite vraiment à aller la voir parce que ça vaut le détour !).

Mais pourquoi, me direz-vous ? Il est maso ? Il s’ennuie ? En fait, l’an dernier, pour les 10 ans de sa chaine, PV Nova avait décidé de se lancer dans un défi un peu fou : créer 1 chanson par jour pendant 10 jours. Challenge relevé avec brio. Il décide donc de remettre les couverts cette année (oui, bon, il est peut-être un peu maso, effectivement…). Cette fois, ce sera 1 chanson par jour pendant 11 jours. Le défi s’appelle donc #11Days.

Du coup, l’Opération Fingers Out, quésako ?

Parallèlement, PV Nova lance l’Opération Fingers Out, qui prend d’abord la forme d’un groupe Facebook. Dans une vidéo, il invite les artistes, amateurs ou professionnels, qui le souhaitent, à essayer de se lancer également dans ce petit défi. Rien à gagner sinon la joie d’avoir réussi à venir à bout d’au moins une des journées de ce défi : celle du 31 mars 2018.

Du coup, comme beaucoup d’autres gens (musiciens, chanteurs, danseurs, mais aussi plasticiens donc), je décide de me lancer dans cette petite aventure… Sauf que je décide de venir à bout des 11 jours et non pas seulement du 31 mars (oui, bon, je suis peut-être un peu maso aussi, du coup…). Sortent ainsi 11 dessins que j’ai posté sur Instagram, Twitter et Facebook comme pour le Inktober que vous aviez peut-être suivi aussi.

Pour la petite histoire, j’ai bien réussi à réaliser 11 dessins mais j’ai été contrainte de prendre une petite pause au milieu de la semaine, donc j’ai mis un peu plus de 11 jours, finalement. Mais bon ! Le principal est d’être allé au bout du défi que je m’étais fixé !

Là-dessus (comme je suis VRAIMENT un peu maso), je m’ajoute une petite contrainte personnelle, en plus de celles piochées par PV Nova : je veux travailler sur le thème du cirque. A chaque fois, mes dessins ont donc un lien avec ce thème.

Les 11 dessins :

Du coup, pour ceux qui n’auraient pas suivi, pas été au courant ou qui voudraient simplement retrouver les dessins que j’ai réalisé au cours de ce petit challenge, les voici :

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous pour me dire lequel de mes dessins vous préférez !

(Ils sont numérotés pour vous aider à vous y retrouver ;) Par exemple, le nounours, c’est le jour 9, donc le 9ème dessin !)

Inktober 2017 – Mes dessins

Cette année, pour la première fois, j’ai trouvé (pris ?) le temps de participer à l’Inktober ! Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, ça n’est pas une grande nouvelle : vous le saviez déjà car j’ai posté régulièrement mes dessins sur Instagram, Twitter et Facebook. Pour les autres, voici mes 31 (un peu plus en fait ;D) dessins regroupés ici.

Inktober, c’est quoi ?

L’Inktober existe depuis 2009. C’est l’artiste américain Jake Parker qui l’a créé pour améliorer ses propres compétences de dessinateur, à la base. Et, de fil en aiguille, de plus en plus de gens ont décidé de participer.

L’Inktober n’est pas vraiment un concours. On ne gagne rien, on participe si on veut et on s’arrête si on le souhaite. On peut choisir de suivre les thèmes de l’année (disponibles sur la page officielle de l’Inktober ou sur les réseaux sociaux, et que je vous mets aussi ci-dessous) ou créer les siens si on veut travailler sur des thèmes particuliers, par exemple, ou augmenter la difficulté selon son niveau. On peut aussi choisir d’y aller en freestyle, selon l’inspiration du jour.

Normalement, le but est de dessiner à l’encre (d’où le “ink” qui signifie “encre”). Mais ça n’est pas toujours évident. Maintenant, les artistes viennent avec leurs propres techniques et leurs propres envies et c’est encore plus fun, je trouve. Ça permet de découvrir d’excellents artistes d’horizons divers, qui travaillent soit de manière traditionnelle (crayons, feutres, encre, peinture…) soit sur ordinateur. Pour ma part, j’ai opté le plus souvent pour un bon vieux crayon gris (crayon de bois ? Crayon à papier ? J’ai vu que, comme pour le pain au chocolat, les gens commencent à se battre sur la bonne façon de dire : donc POUR MOI ce sera crayon gris et petit pain, bordel).

Mon Inktober 2017 :

Thèmes "officiels" du Inktober 2017.
Thèmes “officiels” du Inktober 2017.

La Tram’ du temps : Une machine à remonter dans le temps à Nantes

Fin mai, mon amoureux et moi avons passé quelques jours à Nantes, loin des soucis quotidiens.
Il y aurait tant à dire ! (J’ai enfin vu les Machines de L’île de Nantes !!!! #Jai8Ans #CestNoël)
Mais j’ai choisi de vous parler de l’étonnante exposition ponctuant les arrêts de tram de la ville jusqu’au 31 août. Un beau projet d’art public urbain, à la fois éducatif et artistique, mêlant sciences et histoire de façon ludique. Bref, plein de sciences humaines mêlées au cœur d’une installation artistique, tout ce que j’aime !

Un des arrêts de tram de la ville de Nantes. Chaque arrêt est un retour en arrière dans le temps, jusqu’à l’apparition de la vie sur terre. Non seulement, l’arrêt prend les couleurs de époque qu’elle illustre (ici, vous vous en doutez, nous étions à l’époque des dinosaures) mais, en plus, on peut entendre la date à laquelle on va s’arrêter quand nous sommes dans les trams ou les bus qui desservent l’arrêt. Très bonne idée pour se cultiver sans s’en rendre compte, de façon ludique et sans avoir besoin de trouver le temps d’aller au musée. En plus, le résultat visuel dépote ! Et ça, nous le devons à l’artiste @delphinevaute. Plus d’informations dans un nouvel article sur mon blog, Studinano (www.studinano.com) bientôt ! #Nantes #France #travelgram #holidays #art #trip #voyage #travel #vacances #skeleton #fossil #tram #travelpics #street #streetart #museum #musée #HistoireNaturelle #NaturalHistory #fossile

Une publication partagée par 🌟 Studinano 🌟 (@studinanoshou) le

Une machine à remonter le temps au cœur de la cité des Ducs de Bretagne

C’est l’image de ce tricératops, dont j’ai croisé le regard à un arrêt de tramway de la ville de Nantes qui a d’abord attisé ma curiosité. J’ai d’abord pensé que c’était un joli décor pour un arrêt de tram. Mais c’est en m’approchant que j’ai compris de quoi il s’agissait vraiment : une installation culturelle sur la préhistoire (au sens large) ponctuant les différents arrêts de tram de la ville.

Tombée sous le charme de ce tricératops, je l’ai photographié en me promettant de vous parler de lui (voir ci-dessus) et l’on peut même apercevoir un bout de l’ancienne usine LU derrière lui.

Bref, au cours de notre séjour à Nantes, mon amoureux et moi avons pris plusieurs fois le tram et le bus. C’est ainsi que nous avons découvert que, non seulement, l’installation prenait place aux arrêts du tram mais aussi dans les transports eux-mêmes : à chaque arrêt de la ligne, un message sonore nous indiquait où nous arrivions ainsi que l’époque à laquelle nous étions censés débarquer, -240 millions d’années, -180 millions d’années,… Jusqu’au présent et même le futur.

Illustration de Delphine Vaute pour La Tram' du temps.
Illustration de Delphine Vaute pour La Tram’ du temps.
Carte de l'installation La Tram' du temps, montrant les différents arrêt du tram ainsi que l'époque où ils nous permettent de nous "arrêter".
Carte de l’installation La Tram’ du temps, montrant les différents arrêt du tram ainsi que l’époque où ils nous permettent de nous “arrêter”.

Quand le tram devient la trame

L’initiateur du projet est Maxime Labat, membre de l’association Le Labo des savoirs. Quant aux magnifiques dessins qui ponctuent la “visite”, nous les devons à Delphine Vaute.

Ce projet artistique et culturel a été intitulé La Tram’ du temps. Jeu de mot entre les mots “tramway” et “trame” qui évoque le fil rouge que trace l’exposition dans la ville de Nantes.

On parle de voyage dans le temps et vous pensiez que je n'allais pas faire un clin d'oeil à Doctor Who quelque part dans cet article ? Allons(-y) !
On parle de voyage dans le temps et vous pensiez que je n’allais pas faire un clin d’oeil à Doctor Who quelque part dans cet article ? Allons(-y) !

C’est effectivement un voyage dans le temps qui nous est proposé, à travers lequel nous partons à la découverte de périodes très lointaines de la vie de notre planète. Trias, Crétacé… Des périodes qui ont parfois duré plus longtemps que la nôtre (l’Anthropocène) et que nous connaissons pourtant mal, le plus souvent. La ligne de tramway devient une frise chronologique sur laquelle on est invités à voyager.

“Si vous mettiez l’histoire de la vie sur Terre à l’échelle de la ville de Nantes – même pas depuis son apparition il y a plus de 3,5 milliards d’années, disons… depuis l’explosion de la vie au cambrien, il y a 540 millions d’années – , on pourrait partir de la Gare Maritime, à l’ouest côté mer, jusqu’à la Gare SNCF côté est, vers les terres. A chaque pas, vous parcourriez 200 000 ans.

A ce rythme vous pourrez marcher une bonne demi heure, 2 700m pour parcourir 540 millions d’années.

Rendez-vous compte du gigantisme de l’histoire de la vie sur Terre. Rendez-vous compte du temps qu’il a fallu à la lente dérive génétique des populations végétales et animales pour nous léguer la diversité fascinante de la biosphère actuelle.

Pour ne pas se faire peur, nous jetons tout cela sous un voile pudique, sous un mot : « Préhistoire ».
Si nous pouvions remonter le temps, nous verrions à quelle point la terre a changé. La carte du monde, le climat, les paysages, la composition de l’aire, la Terre a connu 1000 vies.”

Source : Le Labo des savoirs, “La Tram’ du temps #1 : tour du monde en 540 millions d’années”

La médiathèque Jacques Demy (où sont visibles les dessins originaux de Delphine Vaute, gratuitement), la Manufacture / Maison Fumetti et le Muséum d’Histoire Naturelle sont partenaires du projet. Ces différents lieux donnent aussi à voir des parties de l’exposition, en lien avec La Tram’ du temps. Sur ces trois lieux, mon amoureux et moi avons visité le Muséum d’Histoire Naturelle. Vous pouvez retrouver quelques photos de notre visite sur mon compte Instagram :

A quoi ça sert ? Est-ce vraiment utile ?

Quand la vulgarisation scientifique descend jusque dans la rue, dans des lieux que nous fréquentons chaque jour, on peut espérer qu’elle touche un public plus large que lorsqu’elle reste confinée dans les musées et autres lieux d’exposition.
Toutefois, on peut légitimement se demander si cela fonctionne vraiment. L’exposition aurait-elle attiré mon regard si j’étais une habituée de Nantes ? Ou si je n’avais pas une formation artistique ? De fait, nombre d’œuvres d’art public urbain sont parfaitement invisibles aux yeux du public. Qui parmi vous n’est jamais passé aux pieds d’une sculpture sans même la voir ? C’est ce qui fait parfois dire aux mauvaises langues que les monuments publics et autres expositions de ce genre sont inutiles, de l’argent jeté par les fenêtres… (En général, comme Léodagan, je réponds “merde”, ça colle à peu près avec tout… et aussi à ce type de mauvaises langues. Après, c’est vous qui voyez.)

On pourrait disserter des heures sur le sujet. Allez savoir si ça ne fera pas un jour l’objet d’un article sur Studinano… Pour l’instant, revenons-en à nos moutons.

Dans le cas de La Tram’ du temps, l’idée d’avoir vraiment intégré l’exposition aux transports de la ville est, selon moi, ce qui fait qu’elle a toutes les chances de fonctionner (comprenez d’être visible d’un maximum de personnes, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le but recherché par une œuvre d’art public). En effet, ce qui a d’abord attiré notre attention de touristes, c’est que chaque fois que nous descendions près d’un arrêt de tram (que ce soit en bus ou en tram), les indications sonores nous donnaient non seulement le nom de notre arrêt mais aussi une mystérieuse indication temporelle comme, par exemple “-440 millions d’années”. De quoi nous intriguer.

Néanmoins, l’art public urbain n’a pas vocation à vous contraindre (la plupart du temps, car il existe toujours des exceptions, bien entendu). Vous avez autant la liberté d’ignorer l’exposition que d’y prêter attention. L’idée n’est pas de déranger vos habitudes ou votre rapport à l’espace public mais de vous amener à poser un regard différent sur ce qui vous entoure. En l’occurrence, La Tram’ du temps vous invite à imaginer à quoi pouvait ressembler le territoire de Nantes à des époques extrêmement lointaines, très différentes de la nôtre.  Ainsi, le tramway se transforme en machine à voyager dans le temps et nourrit votre imaginaire autant que votre culture.

Illustration de Delphine Vaute pour La Tram' du temps.
Illustration de Delphine Vaute pour La Tram’ du temps.

Et pour prolonger la tram’ ?

Heureusement, nous vivons une époque où, non seulement, nous pouvons apprendre des choses en prenant le tram mais aussi, quand notre ville n’a pas d’aussi bonnes idées, en quelques clics sur internet.

Léo Grasset, créateur de la chaine Dirty Biology, est titulaire d'une licence en biologie des organismes et écosystèmes, d'un master en biologie évolutive et d'un diplôme d'études supérieures universitaires (DESU). Parce que vulgarisation scientifique ne rime pas avec méconnaissance, bien au contraire !
Léo Grasset, créateur de la chaine Dirty Biology, est titulaire d’une licence en biologie des organismes et écosystèmes, d’un master en biologie évolutive et d’un diplôme d’études supérieures universitaires (DESU). Parce que vulgarisation scientifique ne rime pas avec méconnaissance, bien au contraire !

En effet, des chaines de vulgarisation scientifique, il en existe des tas sur Youtube ! Pour rester dans le thème, si vous souhaitez en apprendre davantage sur la biologie en général, je vous conseille de vous rendre sur la chaine de Dirty Biology.   Vous y apprendrez notamment que vous feriez de bien beaux enfants avec vos cousins ou à quoi sert un pénis dans le règne animal. Stupide, vous pensez ? Ne vous fiez pas aux apparences et vous apprendrez des tas de choses tout en vous marrant bien.

Pour conclure, la seule ombre au tableau dans tout cela est que vous ne pourrez voir La Tram’ du temps que jusqu’au 31 août. En effet, l’exposition est éphémère. Et ça, c’est quand même bien dommage.


Cet article vous a plu ? (Ou non ?) N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous pour me le faire savoir !


Sources :
Page Facebook du projet La Tram’ du temps
La Tram’ du temps sur le site Le Voyage à Nantes
Le Labo des savoirs
Site officiel de Delphine Vaute
Article France 3 Région sur La Tram’ du temps
Page Wikipédia sur Léo Grasset