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Inktober 2018 – Mes dessins

Pour la deuxième année consécutive, j’ai décidé de participer à l’Inktober ! Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, je vous avais fait un petit topo sur le sujet dans l’article qui présentait mes dessins, l’année dernière.

Comment s’est passé l’Inktober cette année ?

Cette année, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de passer du noir et blanc à la couleur. J’ai enfin ressorti mes aquarelles et mes pinceaux, ça m’a fait beaucoup de bien. Mais, évidemment, j’ai eu beaucoup plus de mal à tenir le rythme d’un dessin par jour pendant trente et un jours.

Au final, il me manque deux dessins et certains ne sont pas colorés (c’est voulu pour le 19ème mais pas pour les autres). Mais, bon, je suis quand même très fière de moi parce que ça représente un sacré progrès par rapport à l’année dernière déjà. Et par rapport à mon état de santé et à ma confiance en moi et en mes capacités, surtout.

Je vous laisse découvrir mes dessins ci-dessous. Quant à ceux qui voudraient en savoir encore plus à leur sujet, sachez que j’ai détaillé mon travail au jour le jour sur Instagram. Vous y trouverez aussi des photographies de ces dessins en cours de réalisation, des anecdotes, leur petite histoire à chacun.

Mon Inktober 2018 :

Thèmes de l'Inktober 2018
Thèmes de l’Inktober 2018

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Vous y trouverez des reproductions de divers formats et sous différentes formes, des vêtements, des bijoux, des accessoires et des créations originales pour faire plaisir aux grands, aux petits, à toute la famille et pour toutes les occasions !

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De l’orgue de barbarie à nos ordinateurs : une histoire de trous

Avec les évènements de ces derniers jours, j’ai envie de vous faire un peu rêver. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de nous arrêter sur cette vidéo dans laquelle vous allez pouvoir redécouvrir un des classiques de Michael Jackson, Smooth Criminal, interprété… à l’orgue de barbarie.

A l’origine de cette prouesse, un certain Patrick Mathis, qui avoue sur son site web être « tombé dans le trou d’un carton d’orgue de barbarie en 1980 (…) et passe[r] tout son temps à composer ou arranger de la musique pour ses instruments et ceux des autres ! »
Bref, un mordu ! Et ça se voit. Et c’est bien. C’est même super cool.


Sommaire de l’article

L’orgue de barbarie : à la découverte des automatophones
XVIIe, XVIIIe, XIXe siècle : ces siècles qui aimaient les automates et les automatismes
L’orgue de barbarie : ancêtre des ordinateurs


L’orgue de barbarie : à la découverte des automatophones

Un orgue de barbarie.
Un orgue de barbarie.

L’orgue de barbarie est l’étrange instrument que Patrick Mathis actionne à l’aide d’une sorte de manivelle tout au long de sa vidéo. C’est un instrument qui n’est pas tout jeune puisque son apparition date du XVIIIe siècle. Mais certains indices laissent même penser qu’il pourrait avoir été inventé au moins un siècle plus tôt.

Il m’est assez difficile de vous expliquer simplement comment fonctionne cet instrument. Sachez au moins que c’est un instrument à vent. Autrement dit, grâce à la manivelle qu’il actionne, le tourneur (nom de celui qui « joue » de l’orgue de barbarie) fait entrer de l’air dans la machinerie qui compose l’instrument. Un système de soufflets permet alors aux « flûtes » (les tuyaux de l’orgue, que vous pouvez voir à l’avant de l’instrument) de recevoir ou non de l’air.  Alors, quand celles-ci s’actionnent ou non, au moment où le papier perforé laisse ou non passer l’air jusqu’à elles, les dites flûtent produisent le son et rendent la mélodie pré-programmée.

C’est pour cette raison que l’orgue de barbarie fait aussi partie des automatophones : les instruments qui jouent de la musique de façon automatique. En l’occurrence, dans le cas de l’orgue de barbarie, il « suffit » d’actionner la manivelle pour dérouler le papier perforé qui produira la mélodie. Encore faut-il posséder le dit papier ou le composer soi-même !

Toutefois, les automatophones ne sont pas tous des orgues de barbarie. Certains sont des instruments encore plus complexes. Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez par exemple voir un automatophone composé de plusieurs instruments, dont un piano et un violon bien visibles. Vous constaterez cependant que sur ce modèle aussi un papier perforé sert de « pré-programmation » à l’instrument.

Il existe des orgues de barbarie bien plus grands et bien plus complexes encore que celui utilisé par Patrick Mathis. On appelle ces instruments des Limonaires, du nom de la famille qui les rendit célèbres au XIXe siècle. S’ils peuvent être portatifs, ils sont tout de même beaucoup plus imposants que leurs petits frères.
Vous pouvez bien sûr observer des tas d’exemples de Limonaires, tous assez différents les uns des autres, avec leurs particularités et détails qui vous feront craquer ou non. Certains sont immenses, d’autres ne vous sembleront peut-être pas si différents des orgues de barbarie « standards » ; certains vous sembleront être de véritables objets d’art, d’autres vous apparaîtront comme des objets de foire rustiques. Toutefois, pour l’anecdote, sachez qu’il en existe un très beau à l’Abbaye de Collonges, près de Lyon, lieu de réception appartenant à nul autre que Paul Bocuse, le célébrissime Chef. Je vous propose d’en voir quelques photographies ci-dessous (chéri, si tu cherches un endroit où m’emmener dîner à l’occasion…).

XVIIe, XVIIIe, XIXe siècle : ces siècles qui aimaient les automates et les automatismes

Il n’est pas particulièrement étonnant que l’orgue de barbarie ait fait son apparition aux alentours du XVIIIe siècle car cette période est riche en développements d’automates en tout genre.

Pour comprendre, il faut voir les automates et, plus largement, les machines automatisées de cette époque comme toutes sortes d’horloges très perfectionnées. Plutôt que de donner l’heure cependant, elles effectuent mécaniquement un ensemble de mouvements prédéfinis à l’aide de complexes emboîtements de rouages. C’est aussi de cette façon que fonctionnent les orgues de barbarie et les Limonaires : grâce à des automatismes. En l’occurrence, ceux-ci permettent de jouer de la musique (il ne faut donc pas confondre un Limonaire, aussi grand soit-il et même s’il peut se composer d’automates, avec une horloge astronomique, comme celle de Strasbourg dont je vous avais déjà parlé ici, car celle-ci a pour but premier d’indiquer le passage du temps et non d’être un instrument de musique).

Or, le XVIIIe siècle est l’époque à laquelle Jacques de Vaucanson ou la fratrie Jaquet-Droz enchantent les publics avec des poupées mécaniques, des « anatomies mouvantes » (Source : Chantal Spillemaecker, Bernard Roukhomovsky (préf.), Vaucanson & l’homme artificiel : Des automates aux robots, Grenoble, Presses Universitaires, coll. « HC Histoire », 2010, p.9.) époustouflantes : des automates, ancêtres des robots.
Pour permettre à leurs créations de se mouvoir de façon particulièrement complexe, ils usent de tous les éléments propres à l’horlogerie et les mécanismes qu’ils inventent ont tout de la mystérieuse machine d’Anticythère.
Leurs prouesses sont rendues possibles par l’enrichissement de l’art de l’automatisation et, surtout, sa diversification. Rouages, mécanismes d’horlogerie et, dans le cas de notre orgue de barbarie, de drôles de feuilles perforées qui passent sous un cylindre ; les moyens d’automatisation se perfectionnent, de complexifient, se réinventent et permettent d’obtenir des résultats aussi divers que variés.

A peine un siècle plus tard, « au seuil du XIXe siècle [les automates deviennent des] objets de luxe […] au même titre que les bijoux. Ces chefs-d’œuvre miniatures [sont] faits d’or, d’émail, de perles, de pierres précieuses [et] sont largement diffusés en Europe et en Orient. » (Source : Caroline Junier et al., Automates et Merveilles : Une Exposition, 3 Villes, 3 Musées, 3 Catalogues, Neuchâtel, Alphil, coll. « Image et patrimoine », 2012, p.210.) Ils deviennent des objets de collection.

Il faut dire que nous n’avons conservé jusqu’à nos jours que très peu d’automates de ces grands créateurs du XVIIIe siècle. L’attrait provoqué par ces machineries n’en est que plus fort.

En outre, un artiste comme Vaucanson est non seulement un concepteur d’automates épatant mais aussi un « remarquable montreur [sachant] l’art d’exhiber ses mécaniques enchantées à la manière d’un bateleur. » (Source :  Collectif, L’Automate : Modèle Métaphore Machine Merveille, Bordeaux, Presses Universitaires, coll. « Mirabilia », p.505.) Cela n’est pas surprenant car dès l’Antiquité, les machines illusionnistes font fureur, comme l’atteste le succès des Pneumatiques de Héron d’Alexandrie, par exemple (Ier siècle av. J.C.).
Au XIXe siècle, cette mode s’intensifie et des inventeurs-prestidigitateurs donnent des spectacles qui trouvent encore un certain écho aujourd’hui. En témoignent les spectacles actuels de magie, usant encore de certains tours conçus à l’époque. Certains prestidigitateurs (le plus connu du grand public étant peut-être Dani Lary, puisqu’il passe régulièrement à la télévision) usent par exemple d’une ambiance steampunk (pour en savoir plus sur le steampunk, vous pouvez lire ce précédent article) pour agrémenter leur prestation et la rendre plus authentique, c’est-à-dire plus en accord avec l’idée que le spectateur d’aujourd’hui se fait des XVIIIe et XIXe siècles. Le succès des films comme Le Prestige ou L’illusionniste témoigne aussi de l’engouement du public pour la magie au sein d’univers uchroniques. Dans L’illusionniste, d’ailleurs, l’automate appelé L’Oranger merveilleux de Robert Houdin est réutilisé. Ce dernier (Harry Houdini, l’illustre prestidigitateur empruntera son nom), use de « l’ingéniosité de mécanismes secrets au service de tours de magie » (Source : Jean-Bruno Renard, « Fantômes et oracles à l’ère de la technologie », in Politica Hermetica – Deus ex machina, n°15, Lausanne, L’Age d’Homme, 2001, p.56). Science et art, par le biais de la prestidigitation, se retrouvent régulièrement alliées.
Les Jacquet-Droz manqueront d’ailleurs de passer sur le bûcher pour sorcellerie tant leurs créations paraissent prodigieuses.

L’orgue de barbarie : ancêtre des ordinateurs

Pourtant, point de magie dans toutes ces machines, sinon qu’elles parviennent à nous faire imaginer le contraire. En fait, l’art d’utiliser des cylindres s’appelle la tonotechnie.
Le CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales), notamment conçu par le CNRS et qui est ni plus ni moins que LE dictionnaire que vous devriez tous utiliser, nous apprend que la tonotechnie est « l’art de noter de la musique sur les cylindres des orgues de Barbarie, des tabatières, pendules et tableaux à musique. » Le mot se compose notamment de l’élément « Tono » qui vient du grec signifiant « tension » ou « ton ».  L’élément « technie », lui, vient aussi du grec et signifie « art » ou « métier ». La tonotechnie serait, pour faire simple, l’art de donner le ton, le rythme grâce, en l’occurrence, à des cylindres à picots.

Exemple de carte perforée.
Exemple de carte perforée.

Or, cette technologie qui peut sembler un peu incompréhensible n’est pas si éloignée de celle que nous utilisons tous aujourd’hui. Et oui ! Car s’il y a une chose à laquelle les feuilles perforées de l’orgue de barbarie font penser, c’est aux cartes à trous (aussi surnommée la « carte IBM », du nom de son principal « constructeur ») utilisées par les premiers ordinateurs. Celles-ci ne diront rien aux plus jeunes lecteurs qui parcourront cette page mais mes parents, par exemple, ont eu l’occasion d’en manipuler eux-mêmes, au début de leur carrière professionnelle. Ca n’est donc pas si vieux ! (bon, un peu quand même :D)

En fait, nous pouvons même dire que nous utilisons toujours cette technologie car le code binaire, fait de 0 et de 1, et qui forme la base de tous les objets numériques d’aujourd’hui, n’est que le digne successeur de la tonotechnie.

Je vais tâcher de vous expliquer ça avec l’exemple de cette vidéo d’archive de l’INA, datant du 21 octombre 1960. Le présentateur de l’époque, Léon Zitrone, interviewe un fabriquant de machines utilisant des cartes perforées. Ses machines sont alors capables de trier 700 cartes par minute. On nous explique que cela permet de faire du tri de façon beaucoup rapide, automatisée et que l’opération peut être répétée une infinité de fois. Autrement dit, vous pouvez voir voir ces cartes perforées comme les « ancêtres » des résultats que vous affiche Google quand vous y effectuez une recherche : si vous tapez « Studinano » dans votre moteur de recherche préféré, par exemple, il vous affichera une liste plus ou moins longue de résultats, allant du plus probable au plus éloigné. Et bien, les cartes perforées avaient notamment ce rôle-là.

Sur le site d’IBM, qui fut le principal concepteur des cartes perforées, on  nous explique que chaque « trou » correspond à « un élément de donnée (1 bit) ». Autrement dit, la carte perforée est un moyen de stockage de données comme peuvent l’être nos clefs USB d’aujourd’hui.

guillemet« La première icône de l’ère de l’information est peut-être une simple carte perforée produite par IBM, généralement connue comme la «carte IBM». Mesurant approximativement 19 x 8 cm, ce morceau de papier est sans prétention, c’est certain. Mais, regroupées, les cartes IBM contiennent presque toutes les informations mondiales connues pendant un peu moins d’un demi-siècle — un exploit même d’après les mesures d’aujourd’hui. Elle grandit en popularité durant la grande crise de 1929, et est rapidement adoptée tant dans le monde du traitement de l’information que dans celui de la culture populaire. (…) Pendant près de 40 ans, c’est le principal support utilisé pour stocker, trier et relever les données traitées d’abord par du matériel mécanographique, puis par des ordinateurs. »

Source : La carte perforée IBM

Mécanisme Jacquard exposé au Musée des Arts et Métiers de Paris
Mécanisme Jacquard exposé au Musée des Arts et Métiers de Paris

Mais il est aussi intéressant de savoir que les métiers à tisser Jacquard, datant du tout début du XIXe siècle, utilisaient déjà des cartes à trous de ce genre pour fonctionner (voir la photographie ci-contre). Elles faisaient déjà office de « programme » (oui, comme un « programme » informatique) servant à faire réaliser tel ou tel motif par les machines. Or, ces machines utilisaient notamment une technologie à base de cylindres gravés (revoilà notre tonotechnie !), mise au point par Jacques de Vaucanson, dont je vous parlais plus haut. Ce dernier, en effet, concevait non seulement des automates mais fut aussi chargé d’automatiser les manufactures de soie. On se dit alors que tout est étrangement lié.

Bref, tout ça pour dire que vous ne le savez sans doute pas mais, finalement, chaque fois que vous manipulez un ordinateur, vous tissez. D’autant plus maintenant que nous surfons tous allégrement sur « la toile ».
Alors, comme disait le poète « j’fais des p’tits trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous… » (allez, je ne résiste pas, je vous propose d’écouter cette magnifique chanson ci-dessous, interprétée par un Gainsbourg tout jeune, en 1959)


Cet article vous a plu ? Ou pas ? Vous avez des questions, des suggestions, des corrections, des informations complémentaires à apporter ? Ou juste un avis sur la question ? N’hésitez pas à laisser un commentaire !


Sources :
Site web de Patrick Mathis
Site de Pierre Bocuse (et de l’Abbaye de Collonges)

La tonotechnie (CNRTL)
La carte perforée IBM

La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels

La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels  Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Genève, 2014
La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels
Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Genève, 2014

 

Je plaide coupable : j’ai tendance à être un peu geek sur les bords… Okay, c’est grave incrusté en fait, bien en profondeur. Alors, quand j’ai vu cette montre, j’ai évidemment craqué. Que dis-je ! Je suis tombée follement amoureuse ! (bah oui, les mécanismes, les machines, tout ça, ça me fascine) Même si, il faut bien que je me l’avoue, je n’aurai jamais les $245,000 qu’elle coûte pour me l’offrir (oui, je me montre lucide, parfois).

Il n’empêche que voilà une petite merveille. Présentée au Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) à Genève, cette montre n’est ni plus ni moins qu’une création de Van Cleef & Arpel, l’entreprise de joaillerie franco-suisse. Et vous allez voir qu’elle mérite bien un petit descriptif, car c’est un objet plutôt magique.

 

Montre Van Cleef & Arpel
La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels
Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Genève, 2014

 

Montre Van Cleef & Arpel
La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels
Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Genève, 2014

 

Montre Van Cleef & Arpel
La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels
Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Genève, 2014

 

En effet, en plus de lire l’heure au moyen d’une étoile filante qui tourne le long de son cadran, la montre affiche la rotation précise de la Terre et des cinq autres planètes de notre système solaire. Ainsi, Mercure effectue sa rotation autour du Soleil en 88 jours, Vénus en 224, la Terre en un an, Mars en 687 jours, Jupiter en 12 ans et, enfin, Saturne en 29 ans !

Cette montre n’est donc pas seulement très belle, elle renferme aussi un dispositif d’horlogerie très complexe.
Rappelons que l’horlogerie s’est souvent inspirée des cieux et a longtemps été fascinée par le mouvement des planètes. Ainsi, certaines horloges astronomiques sont de vraies merveilles d’ingéniosité (par exemple, celle de Strasbourg, dont je vous ai déjà parlé). Cette montre en est la digne héritière. Elle est peut-être d’autant plus fascinante qu’elle tient au poignet alors que ses descendantes prennent généralement une place énorme (celle de Strasbourg se situe dans la Cathédrale de la ville !).
Autre détail technique qui s’inscrit dans l’ambition poétique des créations Van Cleef & Arpels depuis quelques années, l’idée d’intégrer un système de « jour de chance » à cette montre. Il est défini par le propriétaire de l’objet et, quand arrive ce jour, la Terre vient se placer sous la petite étoile du cadran.

Enfin, notons pour le détail de la chose que chaque planète est représentée par une pierre précieuse. De fait, il s’agit tout de même de la création d’une joaillerie ! Une version plus extravagante encore est même sertie de diamants… Quant au bracelet, il s’agit de cuir d’alligator noir (rien que ça !).

Montre Van Cleef & Arpel
La montre Poétique Midnight Planétarium de Van Cleef & Arpels
Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Genève, 2014

 

guillemet« Après avoir mis l’accent sur les constellations, Van Cleef & Arpels place sa collection Midnight in Paris en orbite et fait danser le système solaire sur le cadran de sa nouvelle montre Poétique Midnight Planétarium. Aventurine, turquoise, jaspe rouge, agate bleue, serpentine… Symbolisés par ces pierres fines, ces astres évoluent à leur propre rythme et dissimulent un mouvement mécanique à remontage automatique, équipé d’un module Christiaan van der Klaauw spécialement développé pour la maison Van Cleef & Arpels. Une complication aussi spectaculaire qu’envoûtante, qui a su attirer tous les regards du dernier SIHH. »

[Source]

Cette montre n’étant pas la première ni la seule magnifique création de la joaillerie en matière de montre, je vous propose de découvrir ci-dessous quelques-uns de mes coups de coeur. Je m’intéresse en particulier à la série s’inspirant des romans de Jules Verne car je travaille actuellement sur le Steampunk, alors vous vous doutez sûrement à quel point ça peut me plaire. Ces montres témoignent non seulement d’un savoir-faire mais mettent aussi en scène une esthétique romantique bien française (bien que surtout parisienne). Quelque chose qui tient de la Belle Epoque qui fait encore rêver le monde entier aujourd’hui. Voici les merveilles :

 

Cinq semaines en ballon, Van Cleef & Arpels
Cinq semaines en ballon, Van Cleef & Arpels
Inspiré du roman de Jules Verne
2011

 

Vingt-milles lieues sous les mers, Van Cleef & Arpels
Vingt-milles lieues sous les mers, Van Cleef & Arpels
Inspiré du roman de Jules Verne
2011
Boîtier en or blanc. Email paillonné translucide. Mouvement 800P automatique. Bracelet en alligator avec boucle déployante. Edition limitée à 22 exemplaires.

 

De la Terre à la Lune, Van Cleef & Arpels
De la Terre à la Lune, Van Cleef & Arpels
Inspiré du roman de Jules Verne
2011
Boîtier en or blanc. Email paillonné translucide. Mouvement 800P automatique. Bracelet en alligator avec boucle déployante. Edition limitée à 22 exemplaires.

 

Montre Midnight in Paris, Van Cleef & Arpels Or blanc "La montre Midnight in Paris de Van Cleef & Arpels permet aux passionnés d’horlogerie, où qu’ils soient dans le monde, de voir la position exacte des étoiles dans le ciel de Paris. Ainsi, celui qui porte cette montre possède non seulement une fenêtre sur la voûte céleste mais aussi un peu de la magie de la ville lumière. Les étoiles scintillent sur un cadran en verre aventurine bleu nuit. Le mouvement assure leur rotation quasi-imperceptible sur un cycle de 365 jours, dévoilant ainsi leur position exacte dans le ciel de Paris. Le calendrier situé sur le fond du boîtier en or blanc est serti de véritable météorite. Diamètre : 41mm. Mouvement : Mécanique suisse adapté d’un mouvement Jaeger LeCoultre 849." [Source]
Montre Midnight in Paris, Van Cleef & Arpels
Or blanc
« La montre Midnight in Paris de Van Cleef & Arpels permet aux passionnés d’horlogerie, où qu’ils soient dans le monde, de voir la position exacte des étoiles dans le ciel de Paris. Ainsi, celui qui porte cette montre possède non seulement une fenêtre sur la voûte céleste mais aussi un peu de la magie de la ville lumière. Les étoiles scintillent sur un cadran en verre aventurine bleu nuit. Le mouvement assure leur rotation quasi-imperceptible sur un cycle de 365 jours, dévoilant ainsi leur position exacte dans le ciel de Paris. Le calendrier situé sur le fond du boîtier en or blanc est serti de véritable météorite. » [Source]
Montre Pont des Amoureux, Van Cleef & Arpels
Montre Pont des Amoureux, Van Cleef & Arpels
Or blanc, Diamant
« Grâce à son mouvement rétrograde, les deux amoureux de la montre Pont des Amoureux se retrouvent à minuit sur le célèbre Pont des Arts à Paris. Cette rencontre romantique symbolise les moments les plus heureux d’une vie : ceux de l’amour. Sur un cadran en émail contre-jour, la montre Le Pont des Amoureux met en scène deux amoureux dont la promenade romantique marque le temps qui passe jusqu’au rendez-vous tant attendu. Mus par un mouvement rétrograde, les personnages avancent l’un vers l’autre et se retrouvent à midi et minuit pour un baiser, chérissant leur amour pour l’éternité. » [Source]
Lady Arpels Poetic Wish et Midnight Poetic Wish, Van Cleef & Arpels  2012 [ Plus d'informations ]
Lady Arpels Poetic Wish et Midnight Poetic Wish, Van Cleef & Arpels
2012
[ Plus d’informations ]
Montre Lady Arpels Une journée à Paris, Van Cleef & Arpels
Montre Lady Arpels Une journée à Paris, Van Cleef & Arpels
Or blanc / Or rose

 

Lady Arpels Polar Landscape Seal Deco, Van Cleef & Arpels
Lady Arpels Polar Landscape Seal Deco, Van Cleef & Arpels
Prix de la montre Joaillerie et Métiers d’Art
Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG), 2011

 

Butterfly Symphony , Van Cleef & Arpels
Butterfly Symphony , Van Cleef & Arpels
Prix de la Montre Dame du Grand Prix du Public, Genève, 2011
[ Plus d’informations ]

Sources :
Site Officiel de Van Cleef & Arpels
Précieux Conseils : Conseil privé en joaillerie
Cool Hunting

L’Horloge astronomique de Strasbourg

Voici des photographies de l’Horloge astronomique de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg que j’ai eu la chance de prendre lors d’un week-end passé là-bas en mai dernier. Je souhaitais vous parler de cette merveille sur Studinano depuis un moment. Je prends enfin le temps de le faire !

Horloge Astronomique de Strasbourg (France)
Horloge Astronomique de Strasbourg (France)
Photos personnelles de 2012

Parmi les trésors artistiques dont regorgent la ville, celle-ci est une des plus belles et des plus impressionnantes. Déjà parce qu’elle se situe dans la Cathédrale, elle-même incroyable de part sa grandeur, la richesse de ses décorations et les détails de celles-ci (l’Horloge se situe, par exemple, à côté d’une colonne, surnommée la Colonne des Anges et que vous pouvez voir sur une de mes photos). Mais aussi parce que c’est un objet gigantesque, reposant sur un mécanisme d’horlogerie mis en place au XVIème siècle et toujours en parfait état de marche aujourd’hui. Cette fascinante création indique non seulement l’heure mais aussi le jour, le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position des planètes jusqu’à Saturne.

Mais ce qui attire le plus les touristes et ce qui participe à alimenter toute la magie dégagée par cette horloge, ce sont les automates. Ceux-ci se mettent en mouvement aux quarts d’heures, aux heures et à midi. À chaque quart d’heure, un ange sonne sur une cloche tandis que le second retourne un sablier. Un personnage parmi quatre défile devant la Mort. Ces quatre personnages représentent les âges de la vie : un enfant au 1er quart d’heure, un jeune homme à la demi, un adulte au 3e quart d’heure et un vieillard à l’heure juste.
Enfin, une fois par jour, à midi, au dernier étage, ce sont les douze Apôtres qui passent devant le Christ. Au passage des 4ème, 8ème et 12ème apôtres, un coq situé en haut et à gauche de l’horloge chante et bat des ailes.
Bien sûr, je pourrais vous parler encore longtemps de cette création qui regorge de détails, de symboles et d’histoires mais je crois bien quelques clics sur d’autres sites vous en diront bien plus et bien mieux que moi. Foncez, en tout cas, si jamais vous avez l’occasion d’aller l’admirer !

 

Horloge Astronomique de Strasbourg (France)
Horloge Astronomique de Strasbourg (France)
Photos personnelles de 2012

Sources :

L’horloge astronomique – Office de Tourisme de Strasbourg
Horloge astronomique de Strasbourg – Wikipédia
L’Alsace.fr « Une horloge d’une ingéniosité astronomique »