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Jibo le robot

Si vous passez régulièrement sur ce site ou que vous suivez mes diverses interventions sur les réseaux sociaux, vous savez que j’aime énormément les robots. Au point de leur avoir consacré deux ans de recherches. Et d’avoir pour vocation d’y revenir un jour. Or, il se trouve que je viens d’en (re)découvrir un tout nouveau, tout beau.

Il s’appelle Jibo et… il ne s’agit encore que d’un projet en cours de développement, bien malheureusement.


Sommaire de l’article :

Jibo : Vidéo de présentation
Qui est Jibo ? (Ou qu’est-ce que Jibo ?)
Pourquoi je parle de « prototypes » ?
Qui a créé Jibo ?
Pourquoi Jibo est-il si intéressant ?
Quels sont les autres robots « bienveillants » ?


Jibo : vidéo de présentation

Traduction de la vidéo :
Voix off : Voici votre maison, votre voiture, votre brosse à dents… Ce sont des choses qui comptent mais voici ce qui importe vraiment ! (Vue sur la photo montrant les membres de la famille)
Et, quelque part entre les deux, il y a cette chose. Voici Jibo, le premier robot familial au monde !
Voix off : Dis bonjour, Jibo !
Jibo : Hi Jibo ! (il rit)

Voix off : Jibo est capable d’aider tout le monde au quotidien.

Il est le meilleur des caméramans : il suit vos mouvements de façon intelligente et il peut prendre des vidéos et des photos de façon autonome. Vous pouvez donc poser votre appareil et faire partie de la scène car Jibo prendra la photo.

Il vous aide tout en vous permettant de garder les mains libres. Vous pouvez lui parler et il vous répondra de sorte que vous n’ayez pas à vous interrompre dans votre activité.
Jibo : Excusez-moi, Madame.
La dame : Oui, Jibo ?
Jibo : Mélissa vient d’envoyer un rappel : elle viendra vous chercher d’ici une demie-heure pour aller à l’épicerie.
La dame : Merci, Jibo !

Voix off : Il vous amuse, vous distrait et il vous éduque à travers des applications interactives. Jibo peut enseigner.
(On le voit raconter l’histoire des Trois Petits Cochons à la fillette de la famille.)
Jibo : Laissez-moi entrer ou je vais souffler sur votre maison ! (…) Hey ! Où es-tu passée ? Oh, te voilà !

Voix off : Il est la chose qui ressemble le plus à un dispositif qui vous permettrait de vous téléporter ! Vous pouvez le faire tourner et regarder partout autour de lui grâce à une simple pression de votre doigt (NdA: sur l’écran d’une tablette, par exemple).
Le fils : Regarde ma dinde, maman !
La mère : Je te souhaite…
La fille : Hey ! Une pizza-dinde ! Je veux une pizza-dinde !

Voix off : De plus, c’est une plateforme évolutive et il peut donc développer de nouvelles compétences !
Ainsi, il sera un jour en mesure de vous connecter à votre maison.
Jibo : Bienvenue à la maison, Eric !
Eric : Hey mon pote ! Peux-tu commander à manger pour moi ?
Jibo : Bien sûr ! Chinois, comme d’habitude ?
Eric : Tu me connais si bien !

Voix off : Il peut aussi être un précieux assistant.
Jibo : Vous avez reçu un message vocal d’Ashley. Voulez-vous l’écouter ?
Eric : Absolument !
Message de Ashley : Hey ! Appelle-moi quand tu es rentré !
Eric : Mieux vaut commander pour deux, Jibo !

Voix off : Nous en rêvions depuis des années et, désormais, il est là ! Et il n’est pas une coquille vide, ni un simple appareil motorisé. Il n’est pas non plus seulement un simple appareil connecté. Il est un membre de la famille !

La fillette : Chut… Bonne nuit, Jibo !
Voix off : Jibo, cette petite partie de moi.

Cynthia Breazeal : Et si la technologie vous traitait enfin comme des êtres humains ? Et si la technologie vous aidez à vous sentir plus proche de ceux que vous aimez ? Et si la technologie vous aidait comme un partenaire plutôt que comme un simple outil ?
C’est ce dont il s’agit avec Jibo. C’est ce que pourquoi j’ai créé cette entreprise.
Je dispose de la bonne équipe pour faire ça : des gens qui ont fait leurs preuves et ont développé une technologie innovante et excitante.
Mais désormais, nous avons besoin de votre aide pour construire Jibo, pour le faire connaître au monde entier et faire grandir sa communauté. Travaillons ensemble pour faire en sorte que Jibo devienne vraiment génial ! Nous pouvons humaniser la technologie.

Une petite animation de Jibo.
Une petite animation de Jibo.

Qui est Jibo ? (Ou qu’est-ce que Jibo ?)

Voici sa petite histoire : à la base, en juillet 2014, le projet Jibo est mis en ligne sur le site de financement participatif (crowdfunding, en anglais), Indiegogo, afin de récolter la somme nécessaire à son développement. La barre est placée à 100.000 $ mais elle est dépassée en seulement quelques heures. C’est finalement plus de 2.000.000 $ que récolte la start-up américaine !
Et voilà ce prototype de robot familial qui connaît un beau petit buzz sur internet.

Actuellement, les premiers prototypes de Jibo commencent à être envoyés à leurs heureux nouveaux propriétaires (enfin, on espère qu’ils seront heureux, allez savoir). Et afin de les satisfaire, l’entreprise n’accepte pour l’instant plus aucune précommande (et oui, il faut bien les construire, ces robots, avant de les expédier, et ça n’est pas toujours évident pour une petite entreprise).Jibo-le-compagnon-pour-les-recettes-de-cuisine Robot-Jibo-dans-une-cuisine

Pourquoi je parle de « prototypes » ?

Les prototypes de Jibo qui sont actuellement distribués sont en open-source. C’est-à-dire que ce sont sûrement des développeurs et/ou des bidouilleurs de génie qui vont essayer ce jouet du futur, dans un premier temps.
Leur but ? Améliorer ce robot avant sa mise en vente auprès des particuliers que nous sommes. Des particuliers qui n’auront pas forcément envie de bidouiller l’engin mais bel et bien de l’utiliser de façon simple, complète et efficace. Un peu comme vous n’auriez pas envie de devoir programmer vous-mêmes votre ordinateur avant de pouvoir l’utiliser, vous voyez ?

En tout cas, c’est le principe idéaliste de l’open-source : plus on est de fous, plus on rit ? Et bien, en robotique (et dans d’autres domaines, bien sûr), plus on a de développeurs potentiels, plus on devrait avancer rapidement. Résultat, le robot devrait voir ses bugs potentiels réglés plus vite ; ses lacunes être comblées ; et, peut-être, se voir doter de nouvelles fonctionnalités.
Après tout, les concepteurs originels, seuls, ne peuvent pas penser à tout ou savoir tout faire quand il s’agit d’une bestiole aussi technologiquement complexe que celle-là !

Pepper, le robot d'Aldebaran.
Pepper, le robot d’Aldebaran
Cliquez ici pour voir la vidéo de sa présentation publique sur ma page Facebook.

L’entreprise française Aldebaran Robotics, dont vous connaissez peut-être le robot Nao, a aussi choisi cette optique pour l’un de ses nouveaux robots, Pepper (je vous avais parlé d’elle ici, sur ma page Facebook, et je lui consacrerai un article propre à l’occasion). L’avenir nous dira si ça fonctionne bel et bien !

Qui a créé Jibo ?

Cynthia Breazeal posant à côté de deux Jibo.
Cynthia Breazeal posant à côté de deux Jibo.
Cynthia Breazeal faisant face à la tête robotique Kismet.
Cynthia Breazeal faisant face à la tête robotique Kismet.

Derrière le développement du robot Jibo se cache aussi (et surtout) une équipe du MIT de Boston menée par Cynthia Breazeal (une femme, et oui, ça fait toujours plaisir de le souligner, et c’est d’ailleurs elle que vous pouvez voir parler à la fin de la vidéo ci-dessus ou dans certaines photos de cet article). Son nom ne vous dit peut-être rien mais elle est à l’origine de la tête robotique Kismet, qui est une petite célébrité du monde de la robotique.

Autant dire que, théoriquement, Jibo a toutes les chances de son côté pour se développer dans de bonnes conditions.

Sachez, en tout cas, que le prix de base de cette étrange lampe de chevet (non, parce qu’il ressemble quand même beaucoup à une lampe de chevet, non ?) s’élève, pour le moment, à 499 $. Autrement dit, une broutille dans le monde de la robotique actuelle et en particulier si le résultat atteint celui montré dans la vidéo.

Pourquoi Jibo est-il si intéressant ?

Eve, robote dont Wall-e tombe amoureux.
Eve, robote dont Wall-e tombe amoureux.

Jibo ressemble un peu à un mixte entre Eve, le robot dont tombe amoureux Wall-e dans le dessin animé du même nom, et Luxo, la lampe Pixar. J’aime beaucoup l’idée.

Pourquoi ? Avec une telle apparence, Jibo ressemble à la fois à un personnage de dessin animé, à un jouet high-tech et à un objet connecté design. C’est ultra efficace !

Et cela pour plusieurs raisons :

Luxo, la lampe emblématique des studios Pixar.
Luxo, la lampe emblématique des studios Pixar.

Premièrement, cet objet est capable de toucher des publics très divers rien qu’avec ses caractéristiques esthétiques. Si je résume : le personnage de dessin animé séduira petits et grands ; le jouet high-tech saura amuser les geeks et les adolescents ; quant au design épuré et ergonomique de l’ensemble, il saura plaire autant à monsieur et madame tout-le-monde (qui n’ont pas forcément envie de trucs trop imposants et voyants dans leurs intérieurs), les esthètes, les amateurs d’objet design, les bobos et autres acheteurs compulsifs d’Apple (mais non, j’ai rien contre vous… presque rien <3).

Deuxièmement, des études ont démontré (depuis longtemps) qu’un robot « trop humain » a tendance à faire peur. Et, par extension, dans le cas qui nous intéresse, à faire fuir les utilisateurs potentiels.
Sans rentrer dans les détails, c’est ce qu’on appelle le phénomène de l’inquiétante-étrangeté. Pour vous résumer, disons que ça se passe grosso-modo comme ça dans votre tête (sans que vous n’en ayez vraiment conscience et à plus ou moins forte dose, selon votre sensibilité naturelle) : « Ce truc me ressemble mais ça n’est pas moi ; ça n’est pas humain, pourtant ça en a l’air ; ça a l’air vivant… » Ce à quoi notre cerveau nous pond naturellement cette réaction : « FUIS PAUVRE FOU ! C’EST UN MONSTRE ! » (encore une fois, j’exagère un peu hein, mais l’idée c’est que vous ne seriez pas forcément très à l’aise face à un robot qui aurait l’air « trop » humain)

Au contraire, quand on regarde le Jibo de la vidéo, par exemple (voir au tout début de cet article) on le trouve mignon, on le trouve drôle, on le trouve « vivant », d’une certaine façon, mais je ne crois pas qu’on puisse le trouver effrayant. De plus, il ressemble plus à un objet quelconque (une lampe de chevet, comme je le disais plus haut, par exemple) qu’à un robot tel qu’on peut se le représenter habituellement (généralement, le premier exemple qui nous vient en tête est le fameux Terminator… Ou le robot de 2001, L’Odyssée de l’Espace, qui n’est pas nettement plus rassurant, bien que nettement moins humain dans sa forme).
Du coup, cela peut avoir une incidence positive sur son succès à venir.
Cela peut aussi lui permettre de toucher un public différent de celui de Pepper (voir plus haut), par exemple. Après tout, Jibo est quand même beaucoup moins imposant ! Et il est aussi bien moins cher.
Bref, cest une machine aussi simple (dans la forme) que sophistiquée (dans le fond).

Voici à quoi ressemblait un Nabaztag.
Voici à quoi ressemblait un Nabaztag en 2005.

Pour autant, n’oublions pas que, bien avant Jibo et ses petits copains du même genre (car des robots comme Jibo, il y en a d’autres, je vous les présente rapidement ci-dessous), Aldebaran Robotics (qui s’appelait alors Violet) avait créé les Nabaztag. Des lapins connectés qui avaient déjà pour but d’être d’être des robots familiaux. Bourrés d’applications diverses, ils faisaient déjà certaines des actions que proposera Jibo (vous accueillir à votre retour chez vous, vous donner des informations sur le temps ou le trafic routier, vous parler, vous raconter des histoires…). Même si cela était nettement moins sophistiqué à l’époque, la technologie ayant fait de grandes avancées depuis 2005 ! (Je plaide coupable, même s’il ne fonctionne plus vraiment, j’ai encore le mien !)

Quels sont les autres robots « bienveillants » ?

Avant de vous laisser, un petit aperçu des autres robots-familiaux (ou « bienveillants » comme on les surnomme parfois) qui sont actuellement développés dans le monde entier.
Je n’inclue pas Pepper dans cette liste, bien qu’elle en fasse partie, car, comme je vous le disais plus haut dans l’article, je compte bien prendre le temps de lui consacrer son propre article bientôt. Surtout depuis que je l’ai rencontrée pour de vrai ! :D
En attendant, donc, voici ses principaux concurrents et ceux de Jibo :

  • Aperçu du robot "Mother".
    Aperçu du robot « Mother ».

    Le robot français Mother.
    Son inventeur, Rafi Haladjian, n’est autre que le créateur du Nabaztag (voir ci-dessus).
    Ce robot (ou, plutôt, cette robote, puisque c’est une Maman ;)) est plutôt un assistant personnel. Il peut, par exemple, savoir si vous avez suffisamment bu dans la journée ou si vous avez suffisamment dormi. Il peut vous signaler que vous n’avez pas fait assez d’exercice aujourd’hui (il peut d’ailleurs servir de podomètre) ou si tel membre de votre famille est rentré à telle heure. Si vous avez des enfants, il peut s’assurer qu’ils se sont bien brossés les dents avant d’aller dormir. Il peut faire tout ça mais c’est à vous de décider si il le fera ou non : on ne parle pas, ici, d’une sorte de mère-matrone qui serait toujours en train de vous surveiller, que vous le souhaitiez ou non.

  • Aperçu du robot "Keecker".
    Aperçu du robot « Keecker ».

    Le robot Keecker.
    Celui-ci se déplace seul mais il est plus imposant que Jibo ou Mother (environ 60 cm de haut et 45 cm de large). De plus, il ne s’agit pas vraiment d’un assistant personnel mais davantage d’un dispositif de partage d’audio-visuel. Je vous explique :
    En se connectant à vos divers appareils électroniques (ordinateurs, tablettes, smartphones…) il les rend plus polyvalents au sein de la maison et vous permet de partager davantage de choses avec votre famille. Par exemple, il peut servir de téléviseur (ou plutôt de rétroprojecteur), de veilleuse pour les enfants (il peut, par exemple, projeter un ciel étoilé sur le plafond de sa chambre) ou de baby-phone amélioré (il peut vous transmettre des images de votre enfant, paisiblement endormi). Il vous permet d’écouter de la musique ou de mesurer la qualité de l’air ou la température ambiante. Il est capable de projeter ce que vous voyez sur l’écran de votre téléphone, tablette ou ordinateur en temps réel (que vous soyez en train de surfer sur internet, de discuter sur Skype avec un ami, de jouer à un jeu vidéo, etc). Bref, c’est presque de la domotique !

  • Aperçu du robot "Adam".
    Aperçu du robot « Adam ».

    Adam, le robot d’assistance personnelle italien.
    A titre purement personnel, je ne suis pas fan de ce robot-là. Il ressemble à une tablette sur roue et j’ai du mal à l’imaginer chez moi. De plus, en comparaison de Pepper (qui est, en plus, pourvue de bras, d’un visage, etc, donc qui est déjà beaucoup plus qu’une simple « tablette sur roue »), je le trouve assez cher (1,990 €).
    Toutefois, Adam est pourvu d’une sorte d’intelligence artificielle (mais c’est aussi le cas de Pepper) et il est donc capable d’apprendre de ses interactions avec ses utilisateurs. Il observe les habitudes de chacun et, jour après jour, il parvient à prendre des décisions de plus en plus autonomes pour aider les membres de la famille avant même qu’on ne lui ait demandé quoi que ce soit.
    Comme Keecker, Adam peut se déplacer seul dans la maison (mais pour l’un comme pour l’autre, soyons bien clairs : ils ont des roues, ils ne monteront ou ne descendront pas les escaliers tout seuls !). Toujours comme Keecker, il assure une téléprésence, peut servir de vidéosurveillance et dispose aussi d’applications de domotique (lui permettant de contrôler l’éclairage, l’ouverture et la fermeture des stores ou la température de votre logement, à condition que celui-ci soit déjà équipé de ce type d’installations, ce qui est encore assez rare).
    Comme Jibo, Adam peut prendre des photos ou des vidéos par lui-même. Il peut aussi diffuser n’importe quel sorte de contenu audio-visuel (mais il ne projettera pas ce contenu comme Keecker, il se contentera de l’afficher sur son écran, format tablette tactile, donc pas très grand).

  • Aperçu du robot "Hector".
    Aperçu du robot « Hector ».

    Hector, le robot qui prend soin des plus âgés.
    Voilà un robot qui a une bouille amusante. Comme Keecker et Adam, il se déplace seul et son dispositif repose surtout sur un grand écran tactile. Mais cet écran a été conçu pour être aussi simple et intuitif que possible. En effet, le robot s’adresse surtout aux personnes âgées.
    Pensé pour aider à prendre soin de ces personnes, Hector est capable d’encourager, d’aider en faisant des suggestions : il peut proposer à la personne d’aller faire une promenade ou d’appeler un proche. Il veille à ce que son utilisateur ne reste pas seul trop longtemps et continue de prendre soin de lui par des gestes simples et pourtant indispensables de la vie quotidienne. Bien sûr, il rappelle aussi à la personne de prendre ses médicaments ou de boire suffisamment. Il peut même proposer de garder sur lui la paire de lunettes de la personne afin qu’elle ne soit pas égarée quand elle n’en a pas l’utilité ! (je prends l’exemple de la paire de lunettes mais c’est aussi valables pour d’autres objets qu’une personne est susceptible de perdre facile, comme les clefs, le porte-monnaie, etc.) Il s’assure aussi du confort de son utilisateur par de petites choses simples, apparemment banales, comme rappeler l’heure de diffusion de son programme favori à la télévision.
    Hector est un planning sur roue, en quelque sorte. Mais il est surtout un planning qui se rappelle à vous. Ce qui peut s’avérer très utile quand une personne a même besoin de se rappeler que son planning existe…
    Il assure une téléprésence de plus en plus indispensable dans nos pays vieillissants et où la solitude des personnes âgées ne cesse de grandir.
    Point(s) faible(s) ? On ne peut pas dire que la voix de ce robot soit particulièrement agréable à écouter. Elle mériterait d’être plus naturelle, moins monocorde, moins « robotique », en fait. Surtout étant donné le public auquel s’adresse cette machine. De plus, d’après ce que j’ai pu observer à travers les vidéos que j’ai trouvées de lui, Hector ne lit pas toutes les informations qui s’affichent sur son écran. L’utilisateur doit souvent se pencher sur lui pour voir ce qui s’affiche.

Et à vous, il vous plaît ce Jibo ?
Vous préférez un de ses concurrents ?
Peut-être n’aimez-vous pas les robots ?
En tout cas, vous pouvez donner votre avis, quel qu’il soit, dans les commentaires, ci-dessous ;)


Sources :
Jibo, site officiel
Page du projet de récolte de fonds pour Jibo sur Indiegogo
Humanoides Magazine, « Jibo ou le succès fulgurant d’un compagnon robot pour la famille », 30/07/2014

Webmaster à chat !

Vous avez sûrement déjà remarqué le macaron qui se trouve en bas de chaque page de Studinano : je suis une webmaster à chat !

Webmaster à chat : Studinano aime les chats !
Webmaster à chat : Studinano aime les chats !
Ancien macaron "Team blogueuse à chat".
Ancien macaron « Team blogueuse à chat ».

Ceux qui me suivent depuis longtemps (et oui, Studinano prend de l’âge : j’ai lancé le site en 2011), savent que j’ai longtemps fait partie de la team blogueuse à chat. Mais celle-ci n’existe plus. C’est pourquoi j’ai créé mes propres petits macarons.

L’idée reste la même : si vous avez un site web, un blog, un forum, une page Facebook, Twitter, Instagram, ou un profil sur une autre plateforme, et que vous souhaitez afficher fièrement votre amour pour les chats, vous pouvez prendre un des macarons et le mettre où vous le souhaitez. Idéalement, avec un petit lien vers ma page, histoire de faire connaître l’idée !

Je veux mon macaron !

Rien de plus simple ! Les voici (avec le code à copier-coller pour ceux qui veulent l’intégrer à leur site ou blog, sinon vous pouvez enregistrer l’image que vous voulez, au choix).

D’ailleurs, n’hésitez pas à me dire si vous en affichez un, que j’aille visiter votre blog ou votre site en retour !

Webmaster à chat

 

Site à chat

Internaute à chat

 

Blog à chat

 

 

J'aime les chats

 

Si vous voulez un autre macaron ou un macaron personnalisé, pourquoi pas, n’hésitez pas à me le faire savoir !

I speak english but I love cats too !

I also thought of English-speaking Internet users (or those who just prefer to have a badge in English) ! Here are badges in English for you :I love cats !

 

Webmaster with cat

Studinano et les chats

Pour ce qui est de Studinano au sein de ce « projet », sachez que vous pouvez retrouver régulièrement des nouvelles de mes chats, mes adorables Yoshi et Zelda, régulièrement, le samedi, dans le #Caturday ! Ca se passe essentiellement sur la page Facebook de Studinano mais tout est aussi publié instantanément sur ma page Twitter et sur mon compte Instagram.

Le Caturday, c’est quoi ? Simplement un jeu de mot entre les mots « cat » (chat en anglais) et « saturday » (samedi en anglais).
C’est l’occasion pour moi de faire un peu d’humour, de me présenter sous un angle un peu plus personnel et comme vous êtes déjà nombreux à me réclamer ces petites photos chaque semaine, j’imagine que ça vous amuse autant que moi de suivre les pitreries de mes boules de poils ! :D

D’ailleurs, clôturons cette page avec eux :

Yoshi et Zelda, les chats de Studinano <3.
Yoshi et Zelda, les chats de Studinano <3.

Sailor Fuku : Quand je créais des vêtements de pixels

J’ai longtemps été membre du site de jeu en ligne Sailor Fuku (c’est ainsi qu’on appelle les écolières, au Japon, du fait de leur uniforme rappelant celui des marins) car j’y avais obtenu un rôle de « Créatrice de tendances ». Autrement dit, je faisais partie des membres qui réalisaient les tenues des poupées numériques que jouaient les membres du site.

Aperçu de la « poupée » (appelée « base ») que les Créatrices de Tendance du jeu avaient pour rôle d’habiller.

Dans un cadre n’excédant pas 150 sur 290 pixels (en tout cas, à l’époque, ce qui explique les tenues parfois coupées que vous pourrez voir ci-dessous), je devais habiller les poupées. Je disposais donc d’un modèle de corps (voir ci-contre, il était le même pour toutes les joueuses, à l’époque, lui aussi) et c’était à moi (entre autres, nous étions plusieurs) de réaliser des vêtements qui tombaient parfaitement sur ces formes prédéfinies.

Je devais dissocier le haut, le bas, les chaussures et la coiffure (coiffure qui était aussi en deux parties : ce qui tombait devant la poupée et ce qui tombait derrière la poupée).

Je réalisais aussi les « miniatures », c’est-à-dire l’aperçu des futurs vêtements dans les différentes vraies-fausses boutiques du jeu. C’est pourquoi j’ai aussi réalisé quelques paires de chaussures en « gros plan » (ne s’adaptant pas réellement aux pieds des poupées, si vous préférez). Pour ces miniatures, mon travail devait tenir dans un cadre de 80 sur 80 pixels.

Je n’ai malheureusement pas pu récupérer l’ensemble de mes créations car l’ordinateur sur lequel je les stockais à l’époque a été volé (et oui, j’ai de la chance, que voulez-vous…). Du coup, j’ai même quelques images qui s’affichent plus ou moins correctement car elles ont été mal enregistrées, entre temps… Je m’en excuse.
Voici en tout cas une partie des nombreuses petites choses que j’ai pixélisé (si vous êtes observateurs, vous constaterez rapidement que certaines de ces créations font aujourd’hui partie intégrante du design de mon site).

Il m’arrive encore de recevoir des messages de membres de Sailor Fuku, me demandant quand je reviendrai sur le site, si je créerai encore des vêtements, etc. Ca me fait très plaisir de constater que mon passage a laissé une trace dans cette petite communauté :)

N’hésitez pas à cliquer sur les images pour voir les vêtements en taille « réelle » (donc pas en gros plan).

Paires de Chaussures

Diverses tenues complètes

Tenues complètes et leur modèle original
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Divers objets servant de trophées

Les jumelles : elles et moi ; elles sont moi.

Nobody knows Dessins issus d'un livre illustré, accompagnés d'haïku Aquarelle et encre
Nobody knows
Dessins issus d’un livre illustré, accompagnés d’haïku
Aquarelle et encre
Nobody knows Dessins issus d'un livre illustré, accompagnés d'haïku Aquarelle et encre
Nobody knows
Dessins issus d’un livre illustré, accompagnés d’haïku
Aquarelle et encre

Origine de mon alter-ego

Celle(s) que j’appelle mon « alter-ego«  apparaît régulièrement dans mes travaux. Elle me permet d’exprimer des choses que je n’oserais, bien souvent, pas exposer seule. Elle est présente à mes côtés depuis longtemps, héritière de mon adolescence virtuelle.

J’avais douze ou treize ans quand, sur les premiers forums que je fréquentais, des jeux de rôle comme on n’en fait plus aujourd’hui, je commençais à jouer des jumelles. Je ne me souviens pas d’avoir un jour joué un personnage unique.

Shousetsu et Caroline

En fait, quand j’ai créé mon tout premier personnage de jeux en ligne, j’ai imaginé Shousetsu. Elle n’avait pas encore ce nom là mais il est venu assez rapidement, se transformant en « Shou‘ », un pseudonyme auquel je tiens encore beaucoup aujourd’hui (et avec lequel je signe la plupart de mes travaux).  Shousetsu, c’était un peu ma face idéale ; celle que j’espérais de tout cœur montrer aux gens que je rencontrais, à la fois douce, agréable, accessible, drôle, intelligente (oui, rien que ça !) mais aussi forte, capable de tenir tête à ceux qu’il fallait, de dire « non » ou « je ne veux pas« . Mais il manquait une faille à cette fille plutôt parfaite, que j’ai décidé d’introduire en la personne de Caroline.

Caroline, c’est mon prénom. Curieux, me direz-vous, et je dois avouer que je ne sais pas trop d’où cela m’est venu mais c’était assez naturel ; Shousetsu, signifiant « roman » en japonais, et Caroline, la face sombre d’un duo inséparable. Cette dernière est vite apparue comme une fille cruelle, apparemment dépourvue de tout bon sentiment à l’égard d’autrui et, surtout, prête à tout pour faire souffrir sa frangine. Puis, Caroline a commencé à montrer ses faiblesses, ses failles. Elle a évolué, tout au long des scénarios que je lui faisais traverser. J’ai beaucoup écrit, avec elles deux. Caroline, la plus fragile, se cachait derrière une épaisse carapace de pure méchanceté et, je dois bien l’avouer, me permettait de me défouler joyeusement (si je puis dire). Shousetsu, la plus forte, me permettait de vivre ce que je n’aurais jamais osé faire.

Deux faces qui ne font qu’une entité

Je me rends compte, avec le recul, que ces personnages sont tous les deux représentatifs d’une part de moi-même. Il y a sûrement, en ces filles, beaucoup de ce dont je n’ai pas (ou n’avais pas) réellement conscience d’être mais aussi énormément de ce que j’aurais aimé/j’aimerais être. C’est pourquoi, je me sers régulièrement d’elles, tant à l’écrit que dans mes travaux plastiques, pour exprimer ce que je ressens, ce que je veux dire, ce qui me tient à cœur.

Dans mes dessins, Shousetsu apparaît généralement avec une teinte de cheveux rosée voire légèrement violacée. Son apparence a quelque chose d’assez « kawaii« , mignonne, inoffensive et, dans les univers dans lesquels j’évoluais, souvent invisible à son arrivée avant de se faire remarquer par une action quelconque, plus certainement, par un trait d’humour bien placé. C’est généralement pour cela que, dans mon esprit, elle est souvent perçue, au premier abord, comme une fille un peu insignifiante, jolie mais, sans être superficielle, pas forcément le genre de fille vers laquelle on irait naturellement. Trop étrange, trop à l’écart du monde, un peu dans sa bulle. Vous allez me dire, okay, mais elle a les cheveux roses, ça se remarque ! Finalement, pas tellement, dans les univers dans lesquels j’évoluais, comme je le disais plus tôt. Mais j’ai conservé ce trait physique particulier pour qu’on remarque facilement sa présence dans mes dessins ou mes écrits. Quand une fille aux cheveux roses apparaît, qu’elle ait le même nom – ou n’en ait pas, il s’agit de Shousetsu. Et, quand elle apparaît, sa jumelle – apparemment – diabolique n’est jamais bien loin bien que son apparence à elle ait tendance à changer, selon les circonstances, de quelque chose de sobre à plus « dark ». Dans Nobody Knows, par exemple, Caroline a les cheveux châtains et longs. Mais, lorsque j’écris, elle a plus souvent une coupe garçonne et teinte. Le rouge sombre revient assez régulièrement, comme un clin d’oeil à Shousetsu ; elle, et ses cheveux soyeux, toujours très longs, rosés, et Caroline, ses cheveux courts, sombres, sanguins, auxquels elle n’apporte pas forcément beaucoup de soin.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces deux personnages. Comme je vous l’ai dit, j’ai beaucoup écrit à leur sujet. Elles ont une histoire bien définie, dans ma tête comme dans de nombreux manuscrits que je traine un peu avec moi depuis des années et auxquels se raccrochent d’autres figures importantes à leurs yeux – et aux miens. Ce sera pour une autre fois, chaque chose en son temps, n’est-ce pas ? ;)

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